Acta people
27/04/2021
Omeor Abeurgle

Acta people est un documentaire suivant une communauté aux contours non définis et à l’existence assez floue. Des yaks broutent de l’herbe, des gens pratiquent des rituels, un environnement se dessine, des gens parlent. Ils se contredisent, les avis divergent, certains approuvent.

Omeor Abeurgle, Acta people, 2020.

Ce film questionne la notion de communauté, du vivre-ensemble, de la limite entre secte et groupe de personnes bienveillantes.
La question posée serait le moment où l’on bascule d’un environnement positif et consentant à une vie en communauté forcée. Quelle est la juste balance, comment peut-on se laisser aller dans quelque chose que l’on ne contrôle plus. L’idée est de rester évasif sur cette communauté, ne pas donner de contexte temporel, géographique, ne pas donner les règles, pour se questionner sur sa légitimité et son existence. Tous les personnages ont en commun à un moment la manipulation des affiches, lesquels établissent les règles de la communauté. Ces affiches deviennent plus que des supports de propagandes, mais presque le symbole de cette communauté, le fétiche qui les relie. On ne saura jamais directement ce qu’il y a écrit, on ne pourra que se l’imaginer. Construit comme un regard du haut, cette histoire ne se résout pas à la fin, ne part pas réellement d’un point A à un point B, mais se veut comme la captation d’un moment précis, d’un état d’esprit passager.

Site web@romeo.comtatoo
Happy Hour
23/04/2021
Brigade Cynophile


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Félicité Landrivon aka Brigade Cynophile sur le insta d’Éphéméride.fun

Visite virtuelle@brigadecynophile
En attendant un manifeste
21/04/2021
FISTGRA

(L’équipe d’Éphéméride nous a proposé d’écrire un texte. Leur erreur a été de nous laisser carte blanche.)

« Bonsoir » – McFly et Carlito, futurs ministres.

Deux amis, une vision particulière de l’actualité et du graphisme, de l’humour, du détournement et un nom douteux en verlan. Voilà comment on pourrait résumer FISTGRA et notre production graphico-cynico-disruptive depuis 2018. Pour être plus précis, FISTGRA c’est un parfois plus parfois moins duo qui va déterrer des objets, des figures et des personnages chinés dans notre jeunesse (ou même celle de nos darons) pour les détourner du droit chemin, de préférence avec le sourire. Certain•es diraient que l’on aime détruire l’enfance des gens, nous préférons dire que nous nous adressons aux enfants de plus de 18 ans. Jouer avec les stéréotypes et archétypes de personnages pour élargir leur signification et les teinter de politique: au final, nous nous plaçons juste dans la lignée de mouvements détourneurs déjà existants. Car transformer Picsou en capitaliste cherchant à cacher son argent dans les paradis fiscaux ou faire de Porky Pig1 un policier ultra violent, c’est utiliser une grammaire visuelle semblable à celle de groupes comme Adbusters par exemple.


FISTGRA, fausse Pub tirée du cahier d’activité Passeport Évasion, 132 x 187 mm, 2021.


FISTGRA, affiche Desire To Create pour le lancement de WAK, sérigraphie 1 passage, 400 x 600 mm, 2018.


Visuel par Eric Fleischmann partagé sur le compte Instagram d’Adbusters, 18 février 2021.

La différence serait alors le besoin d’interroger aussi les objets que nous fabriquons en tant que formes supplémentaires, et dans lesquels nous mobilisons cette production graphique.

 

Car pour nous, tout objet devient un lieu d’interaction, à l’image comme dit précédemment de tous ces magazines et petits objets de l’enfance, mais aussi l’occasion de créer un décalage.


Livre d’activité Passeport Disney, publié par Hachette, mai 2019.


Réédition des années 1980 d’un livre de coloriage Disney, trouvé sur Amazon.


Calendrier à colorier McDonald, 1980.

De là naît en général l’humour que nous proposons. Un dessin à compléter peut ainsi devenir une affiche pour critiquer la loi de sécurité globale, et un cahier d’autocollant type Panini peut très bien servir de support de recherches visuelles pour un animé, en plus d’être labellisé avec le titre un peu pompeux « d’art book ».


FISTGRA, affiche Dessine-moi un policier critiquant la loi de sécurité globale, risographie 3 passages par Quintal Éditions, 297 x 420 mm, 2020.


FISTGRA, Art Book officiel de la plus ou moins série presque animée Micron, défenseur des 1%, cahier pour autocollants, 32 pages, 210 x 297 mm, 2020.

La réflexion sur les objets comme signifiant et signifié est ainsi une constante chez FISTGRA: humoristes oui, mais avant tout graphistes! De fait nous gardons un certain niveau d’exigence quant à la cohérence de ce que nous proposons: quitte à parler d’évasion fiscale, autant prendre comme typographie la Suisse non? Et quant il s’agit de parler du président, pourquoi ne pas composer les textes en National? Le sens du détail et le jusqu’au boutisme font partie de ces traumas de notre formation dont nous ne nous débarrassons pas et qui nous obligent à passer parfois beaucoup de temps sur ce nous produisons.

 

Cette exigence répond en fait aussi à un autre impératif: celui de rester de crédible en tant que graphic-humoristes, parce la rigolade c’est du sérieux! En effet, il est facile de voir dans le rire une solution de facilité ou de décréter que mettre le graphisme au service de l’humour signifie manquer de rigueur. Tout d’abord sachez que nous portons nous aussi des cols roulés noirs et que nous traînons aussi dans les vernissages pour jouer les pique-assiettes. Ensuite, il est important de voir, comme nous l’avons dit plus haut, dans la blague une forme de poésie et d’outil d’interrogation. Prenons par exemple l’affiche Un chien flic, une baballe de Brigade Cynophile:


Brigade Cynophile, affiche Un chien flic, une baballe, sérigraphie 2 passages, 420 x 594 mm, 2017.

on peut à la fois y voir une boutade textuelle mais aussi graphique, en mettant le graphisme et la composition typographique au service du ton utilisé. Ici, l’humour est donc consciemment (ou non) un moyen de penser l’affiche comme support de composition et de lecture qui va jouer avec la perception du public. Autre exemple encore plus marqué: tout le travail de typographe Jonathan Barnbrook pour qui humour plus ou moins subtil, engagement politique et réflexion graphique sont indissociables. Lorsqu’il propose ses Olympukes en réaction au J.O. de Londres, Barnbrook détourne avec un humour cynique un élément graphique fortement mobilisé à cette occasion (les pictogrammes) pour transmettre un message et faire du graphisme une sorte d’outil critique visuel et intellectuel.


Olympukes, typographie par Jonathan Barnbrook à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, 2012.

Le rire militant (ou laughtivism, comme aiment l’appeler les mouvements anglophones de types Adbusters) peut donc exister à travers le graphisme et avoir une crédibilité certaine à plusieurs niveaux, mais il se doit d’être le résultat d’une réflexion qui ajoute une densité à ce que nous produisons. Quitte à ce que cela devienne un jeu intellectuel qui ne sera pas toujours perçu par tout le monde (voir ce que nous disions plus haut à propos de la typographie)2. Pour autant, nous ne rejetons pas non plus notre affiliation avec les cultures populaires du net et donc, avec la grammaire humoristique des réseaux sociaux, forums et applications.

 

Pour autant, nous ne pouvons pas nous revendiquer comme subversifs. Nous ne révolutionnons rien, notre mode d’action est finalement très indirect, et notre ton sarcastique peut parfois être interprété comme insuffisant, ou en tout comme manquant de radicalité. En fait, il nous apparaît très difficile de composer avec les dynamiques inhérentes à notre système économique, et encore plus de jouer avec ou de s’inscrire même partiellement dans son fonctionnement, et se revendiquer comme radicaux. Car finalement, pour battre le boss final de cauchemar qu’est le capitalisme libéral, il faut, au choix, le dynamiter de l’intérieur (et on imagine mal un réseau de banquiers et d’industriels s’organiser pour saboter ce qui leur donne un train de vie confortable) ou bien le rejeter complètement. Le problème de la tentation de l’ermite, c’est au final de se couper de toute forme de lutte ou de réflexion globale pour se tourner vers une médiation très auto-centrée. Alors, en attendant de choisir la voie de l’isolement, la plupart des personnes qui luttent ou contestent ce qui se passe s’organisent plutôt en tacticiens•ennes certaliens•ennes, et jouent avec ce qui s’imposent à nous, quand bien même cela signifierait accepter en partie certaines règles et problématiques systémiques pour mieux les questionner et les transformer. Il est donc difficile de se revendiquer graphiste sans se placer en partie dans cet ensemble que nous souhaiterions voir changer. Il faut juste rester suffisamment alertes pour ne pas accepter ce qui nous pose problème, et surtout être à l’écoute. Car si nous n’utilisons pas des modes d’actions directes comme le font certaines personnes et certains mouvements et collectifs, cela ne nous empêche pas de voir et entendre ce que ces individus et ensembles ont à dire et à revendiquer, et surtout de comprendre leur implication et leurs idéaux et envies. Le militantisme, c’est peut-être aussi un certain positionnement et une philosophie de vie, en plus d’un engagement physique et intellectuel. C’est soutenir les voix et actions de celles et ceux qui mènent des luttes qui nous paraissent essentielles et légitimes sans nous approprier avidement leurs propos et agissements, et surtout sans capitaliser sur des combats pour lesquels nous ne sommes pas des porte-étendards mais qui ne sont pas pour autant inintéressants à nos yeux. Voilà pourquoi nous ne traitons pas de tout dans notre travail, afin de ne pas dire n’importe quoi ou de desservir des luttes essentielles. D’autant plus quand le ton choisi est celui, ambiguë, de l’humour grinçant et du sarcasme.

 

« Militant » est donc un terme que nous ne rejetons pas, même si notre militantisme n’est pas celui qui s’affiche forcément en manif. Parce que via FISTGRA, nous cherchons à placer l’engagement politique sur les murs, dans les étagères, dans les cadeaux de Noël, sur Youtube… Il serait vain de croire qu’un activisme différent est nécessairement du « slacktivisme »3 même si cela pose la question d’être raccord avec certaines valeurs que nous défendons (mais nous reviendrons sur ce point un peu plus loin). L’un des soucis d’affirmer une ligne engagée est de s’afficher explicitement ou non en tant que membre de FISTGRA. Car si l’on veut aussi avoir un travail alimentaire en tant que graphiste, est-ce vraiment une bonne idée d’assumer que l’on se moque du gouvernement, que l’on critique la police et que notre dîner de rêve consisterait à manger les riches? Cette question n’appelle pas de réponse claire, elle dépend de l’affirmation de chacun•e en tant qu’auteur•trice, mais elle est toutefois régulièrement discutée au sein de FISTGRA. Voilà pourquoi nous n’affichons pas de noms dans notre description et que nous aimons nous dire que derrière ce signe peuvent se rallier différents•es membres qui peuvent faire le choix de l’anonymat ou non. Libre à chacun•e de participer à son niveau, mais aussi de faire vivre FISTGRA selon ses possibilités et ses envies (oui, il s’agit ici d’un appel à participation pour qui voudrait travailler avec nous, effectivement, bien vu).

 

Car il est nécessaire, pour qu’une structure comme la nôtre continue d’exister, de proposer très régulièrement du contenu. Dès lors, comment faire? Et surtout comment composer avec certaines dynamiques inhérentes à ce genre de groupes? Entre autres, comment trouver du temps et de l’argent pour faire vivre dans la joie et la bonne humeur FISTGRA?

 

Pour répondre à ces questions et rebondir comme une balle de tennis sur ce nous avons écrit plus haut, il est tout à fait possible d’envisager ce qui était de base un duo comme une structure fluctuante, parfois réduite, parfois agrandie. Nous n’hésitons à pas à labelliser certaines de nos recherches personnelles ou certaines de nos productions «FISTGRA» tant que le tout s’inscrit dans une continuité de ton. Qu’il s’agisse de posters pour faire de la prévention pour les MST, ou bien toute la production d’un animé qui détourne les archétypes et clichés de l’animation japonaise pour y implanter une réflexion sur l’actualité politique française et mondiale.


FISTGRA, affiche Durex, partenaire de vos étés, 400 x 600 mm, sérigraphie 3 passages, 2018.


FISTGRA, affiche officielle pour Micron, Acte 2: Renaissance, sérigraphie 4 passages, 400 x 600 mm, 2019.


FISTGRA, affiche officielle pour Micron, 3e Tour: Déconfinement, sérigraphie 4 passages, 700 x 900 mm, 2020

FISTGRA devient alors un tampon, un moyen de lier différents éléments. Mais il est aussi nécessaire de créer une cohérence au sein même de cet ensemble. De là est née notre volonté de créer des résonances entre nos différentes créations, toujours dans la même dynamique de parodie et de satire. Marvel a son M.C.U.? Alors nous aurons le F.E.U.: le FISTGRA Editorial Universe.


FISTGRA, logo du F.E.U. (FISTGRA Editorial Universe), 2020.

Dès lors il devient possible de citer les projets les uns dans les autres et de faire rencontrer différents personnages que nous (re)créons.


FISTGRA, Picassiette, personnage de Passeport Évasion, sculpte une statue à l’effigie de Micron, 2021.



FISTGRA, WAK, ton dernier cahier de coloriage, livre de coloriage pour enfants de plus de 18 ans, première édition, 24 pages, 210 x 297 mm, sérigraphie et impression laser, 2018.


FISTGRA, apparition d’un WAK, deuxième édition, dans un visuel pour Micron, défenseur des 1%, 2020.

Il s’agit donc de devenir un véritable collectif: chercher une cohérence sans nous limiter au travail en groupe, et ainsi densifier ce que nous proposons (encore une histoire d’ogre et d’oignon).

 

Il faut maintenant se demander comment financer le collectif. On revient à nouveau sur le débat sur le positionnement en tant que graphiste et auteur•trice: est-ce que l’on gagne notre croûte uniquement avec nos projets, ou est-ce l’on va chercher d’autres sources de financement? Des bourses, du mécénat, un job alimentaire? La vie de graphiste et d’artiste est, pour la majorité des gens, fragmentée (au sens de la multiplicité de vie professionnelle imposée malheureusement par les dynamiques auxquelles nous sommes confronté•es). Dès lors, on ne pourra à nouveau pas donner de réponse explicite à cette question, bien que l’on ait quelques idées, seulement établir que la survie de FISTGRA doit être une motivation supplémentaire.


Vidéo TikTok de @loziolo, publiée en avril 2021.

De plus, la précarité à laquelle nous faisons face nous oblige parfois à considérer nos idéaux comme un élément relativement souple. Car si tout travail mérite salaire, il est tout de même parfois délicat de se dire que nous vendons des objets critiques et militants qui, idéalement, devraient être à la disposition de tous•tes. De fait, nous proposons parfois des alternatives. Ainsi, lorsque nous vendons une risographie pour dénoncer la volonté du gouvernement de limiter nos moyens de réaction vis à vis des agissements de la police, nous proposons aussi d’envoyer une version noir et blanc à imprimer soi-même gratuitement. De même, un animé qui joue avec les codes d’internet se doit d’être disponible « gratuitement » pour le public4.


Le court-métrage animé de 12 minutes Micron, Acte 2: Renaissance, est disponible depuis septembre 2020 sur Youtube sur la chaîne Carantenne Plus.

Il s’agit donc d’être toujours à l’équilibre entre l’utopie de nos principes et la réalité de nos finances5. Et espérer qu’un jour, le collectif puisse se suffire à lui-même.

 

Pour cela, l’existence de notre structure est également liée, comme pour beaucoup de monde, à ce mot affreux que beaucoup confondent avec des termes comme « revenu » ou « argent »: la visibilité. Véritable nerf de la guerre dans le flot d’images et d’éléments qui peuplent les réseaux sociaux et plus globalement le net, il s’agit là d’un vrai enjeu auquel les maisons d’édition et collectifs doivent penser, presque comme le font déjà certaines entreprises, a fortiori à une époque marquée par l’annulation d’évènements et salons propices d’ordinaire aux rencontre et à la promotion. C’est pourquoi nous nous devons d’exister sur différents niveaux, en ligne et hors ligne, dans un jeu d’allers-retours permanents entre les librairies et les stories Instagram. L’application devient un terrain supplémentaire de réflexion sur ce que nous montrons au public: des objets qui ne sont pas en vente, des recherches en cours, la promesse de futures collaborations… De plus, le réseau est devenu un véritable lieu de recherches d’objets et de visuels, les comptes d’archives divers et variés se multipliant.


Le compte Instagram @t.v.dad publie régulièrement des captures d’écran de vieux dessins animés américains.


Le compte Instagram @stickercatalog partage des scans de vieux autocollants dont le graphisme vaut souvent le coup d’œil.


Le compte Instagram @fetishmagforsalenow met en vente des magazines liés à différents fétiches sexuels et datant de plusieurs époques, en plus de partager chaque fois quelques pages intérieures.

Instagram devient autant que les brocantes un endroit de découverte vernaculaire et d’inspiration permanente pour les compositions graphiques passées jusqu’ici inaperçues. Au final, notre feed devient même la meilleurs description de ce que nous sommes: les publications Mediapart côtoient les unes de Libération et les mèmes sur l’actualité succèdent aux fausses affiches de films et aux faux jouets d’ObviousPlant… Si on assumait enfin d’être les startupers que nous rêvons secrètement d’être, on pourrait dire qu’Instagram est à la fois notre plateforme de vente, notre lieu de rencontre avec notre public et notre moodboard (j’ai vomi).


« Non », Mario. Capture de la vidéo Hotel Mario – Non HD, postée sur Youtube le 25 mars 2012.

 

Concluons donc ce pavé sur la plage, en disant qu’il faut se serrer les coudes pour arrêter de se serrer la ceinture, et garder le poing levé, histoire de viser la Lune sans avoir peur. Et en rappelant que chaque action, réflexion ou création critique, aussi infime paraissent-elles, sont essentielles.

 

1: En anglais, Pigs désigne la police au même sens qu’en français nous leur donnons un nom de gallinacé
2: Pour autant, ne jamais, JAMAIS, chercher à faire de ce jeu un élément prédominant qui exclurait une partie du public. Une bonne vanne est comme un ogre qui est comme un oignon: elle a des couches.
3: On parlera de slacktivisme pour qualifier un activisme distancié et sans réel engagement, donc sans effet selon certaines personnes.
4: La gratuité étant conditionnée par tout ce que des plateformes comme Youtube et Vimeo induisent de récolte de données personnelles et de cookies malheureusement. Il faudrait idéalement repenser aux moyens de diffusion et trouver donc des alternative efficaces bien que cela donne lieu à d’autres débats et discussions que nous n’aurons pas ici.
5: On pourrait aussi réfléchir à un système de financement participatif comme peuvent le faire certaines maisons de micro-édition comme les éditions burn-août, qui militent pour un prix libre et font de la diffusion des textes un enjeu essentiel qui surpasse la question de la valeur marchande de ce qui est produit.

@fistgra
Happy Hour
16/04/2021
Oracles


Retrouves le replay d’une partie du vernissage de l’exposition Oracles au centre d’art Faux Mouvement sur le insta d’Éphéméride.fun

Visite virtuelle@fauxmouvement
SANS CORPS
15/04/2021
Enzo Le Garrec

SANS CORPS est un espace de parole queer. SANS CORPS est un espace d’expression à disposition de personnes opprimæs. SANS CORPS est un espace de dialogue, de rencontre, de lien, de diffusion. SANS CORPS est un espace de confrontation avec l’ordre social. SANS CORPS se veut hybride et mouvant. SANS CORPS doit circuler. SANS CORPS est gratuit.


Enzo Le Garrec, SANS COPRS, n°00, 2019.

Édito du n°00 :

« […]Le langage pourrait-il nous blesser si nous n’étions pas, en un sens, des êtres de langage, des êtres qui ont besoin du langage pour être ? Sommes-nous vulnérables parce que les termes du langage nous constituent ? Si nous sommes formés dans le langage, alors le pouvoir formateur du langage précède et conditionne toute décision que nous pourrions prendre à son sujet — nous sommes, pour ainsi dire, insultés dès le départ par son pouvoir primitif.
L’insulte occupe cependant une place spécifique dans le temps. Être insulté [to be called a name] est l’une des premières formes de blessure linguistique dont nous ayons l’expérience. Mais tous les noms que l’on nous donne ne sont pas injurieux. Recevoir un nom [to be called a name] est aussi l’une des conditions de la constitution d’un sujet dans le langage ; c’est bien sûr l’un des exemples proposés par Althusser pour faire comprendre ce qu’est “l’interpellation”. Le pouvoir qu’a le langage de blesser est-il la conséquence de son pouvoir d’interpellation ? Et comment est-il possible, si cela est possible, qu’une puissance d’agir linguistique émerge de la scène constituée par notre vulnérabilité habilitante [enabling] ?
[…] L’expression “survie linguistique” suppose que le langage est le lieu d’une forme de survie. Les analyses des discours de haine [hate speech] recourent continuellement à ce genre de références. Affirmer que le langage blesse ou, pour citer une formule de Richard Delgado et Mari Matsuda, que “les mots blessent” [words wound], c’est mêler le vocabulaire du corps et celui du langage. L’usage d’un verbe comme “blesser” suggère que le langage peut avoir des effets similaires à la douleur et à la blessure physiques. […] »1

Ce qui se joue ici dans cet extrait est que le langage est une puissance d’agir, un acte avec ses conséquences. Cet acte peut être un mode d’oppression de nos corps, il est violence, car il existe à partir de normes épistémologiques obsolètes (ordre social binaire, différenciation sexuelle, etc.). Ces normes ont des conséquences sur la production de pensée, de connaissances et de savoirs. Le langage n’est pas anodin. Cependant, les conditions de production, de circulation et d’interprétation des savoirs, ces normes épistémologiques sont assujetties au pouvoir politique, à l’ordre social binaire, à la différenciation sexuelle, etc. Elles sont le domaine des oppressaires. SANS CORPS parce qu’il convient d’interroger ces pratiques discursives qui donnent lieu aux formes diverses de la connaissance. SANS CORPS parce que le pouvoir politique s’exerce directement sur nos corps. Nos corps sont immédiatement assujettis par des injonctions. Ces dernières s’exercent via l’injure, la nomination, l’invisibilisation, la classification, la domination, etc. Ces dispositifs préexistent à notre autodétermination, intervenant comme une interpellation. Ils sont la première adresse d’autrui, conférant à nos corps, nos identités, les termes de notre existence. Nos corps, nos identités, sont dès lors investies par le pouvoir politique avec son lot de modes d’oppression. De ce postulat il nous faut prendre le contre-pied en créant ici de nouvelles pratiques discursives, prendre possession de ce pouvoir, déconstruire ce qui produit aujourd’hui le langage. Nous devons refuser cette tradition épistémologique binaire et faussée de nos vies queer. Car cette dernière est obsolète, elle ne participe qu’au maintient de l’ordre oppressif. Elle invisibilise, elle mégenre, elle rejette, elle blesse, elle insulte, elle tue. Cette tradition participe de politiques gouvernementales de dominations, de violence, de mort. SANS CORPS donc, parce qu’il s’agit ici de changer cette trajectoire.


Enzo Le Garrec, SANS CORPS, n°01, 2020.

Cet édito, c’est le point de départ de ce projet en novembre 2019 : la volonté de faire corps. À ce moment, je m’interrogeais sur les relations entre langage, épistémologie et représentations des personnes queer. C’est toujours le cas. J’avais le besoin de voir, lire, entendre d’autres voix, d’autres imaginaires, d’autres visions, et j’étais capable de les mettre en scène et les diffuser.

SANS CORPS. Corps politique, corps vulnérable, corps physique, 100 corps ? Il s’agit par ce titre de faire un pas de côté, de prendre possession de la souveraineté de nos/sur nos corps. Repenser notre espace, prendre notre espace. Sans limitation. Deux mots comme une promesse.

Depuis, trois publications ont vu le jour. Ces propositions s’ajustent au fur et à mesure, et d’autres formes sont en train d’être cuisinée. Ces publications ont été dispersées dans divers endroits au grès du vent, dans des librairies, des bars, et des écoles d’arts, par la poste ou en main propre. Je remercie encore une fois les participanz, sans qui, tout ça n’aurait pas de corps.


Enzo Le Garrec, SANS CORPS, n°02, 2021.

Xoxo,
Enzo

PS : Vous pourrez trouver le prochain numéro au début de l’été (normalement) à Lyon (Ouvrir l’œil, Bal des ardents, et Ensba), Besançon (ISBA, en main propre), Bruxelles (Tulitu), Paris (Les mots à la bouche), et Nevers (Ravisius Textor). Une version numérique est au four, stay tuned !

1 Judith Butler, « De la vulnérabilité linguistique » [extrait], Excitable Speech, trad. par Charlotte Nordmann, Éditions Amsterdam, Paris, 2004, p21-25.

Site web@enzanitaa
La Conversation
14/04/2021
Léonie Montjarret



Léonie Montjarret, * But, do you ever feel conflicted? La portée sociale et sociétale du graphisme adaptée à l’ère digitale, Mémoire de DNSEP, Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, 2021.

@leoniemt
Happy Hour
26/03/2021
Outsider Publishing & Revue d'Office


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Paul Andali d’Outsider Publishing & Côme Guerif de Revue d’Office sur le insta d’Éphéméride.fun

Outsider Publishing & Revue d'Office@outsider_publishing & @revuedoffice
Happy Hour
17/03/2021
Thomas Bizzarri & Alain Rodriguez


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Thomas Bizarre & Alain Rodriguez sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@bizzarri_rodriguez
Le Lit
15/03/2021
Lola Havez

Cette série photo se base sur un texte tiré du livre Espèces d’espaces de Georges Perec.
Le livre interroge différents espaces, j’ai choisi la partie qui parle du lit. Dans cette partie l’auteur parle du lit comme un espace individuel, un espace du corps solitaire qui se compose avec des objets personnels. Une autre partie parle du lit comme l’espace du rêve, du fantasme le lit est un espace propice aux souvenirs à la nostalgie aux réflexions, à l’introspection de l’esprit.
Ma série retranscrit cette idée par la reconstitution, la mise en scène de différents types d’espaces, où le lit à un rôle principal. On ressent la présence d’un individu par les détails des objets, la personnalisation de la pièce, les mouvements de draps… La présence du studio ou d’éléments du studio tels que les flashs est volontaire, l’aspect étrange et fictionnel interroge le lieu et notre espace.


Lola Havez, Le Lit, 2020.

L’espace de notre vie n’est ni continu, ni infini, ni homogène, ni isotrope. Mais sait-on précisément où il se brise, où il se courbe, où il se déconnecte et où il se rassemble ? On sent confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça se coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espace. Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer (trop de gens bien intentionnés sont là aujourd’hui pour penser notre environnement…), mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie. C’est à partir de ces constatations élémentaires que s’est développé ce livre, journal d’un usager de l’espace.
Espèces d’espaces de Georges Perec

Site web@lola_havz
Happy Hour
12/03/2021
Kevin Bray


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Kevin Bray sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@bray_kevin
Promenade
10/03/2021
Céline Lemaire


Céline Lemaire, Promenade, travail en cours.

Cet ensemble de photographies répond à plusieurs contraintes imposées par mon environnement du moment : les plantes devaient être ramassées en moins d’1h, à moins de 1km de mon domicile, en ville et les clichés réalisés sans appareil photo.
Ces contraintes donnent vie à des images réalisées à l’aide de scanners, de jeux de lumières et de plantes séchées. C’est une manière, selon moi de se questionner sur la façon de surmonter les barrières lorsque nos libertés sont atteintes et quelles influences cela peut avoir sur notre manière de créer.
Je ne vous fait part que d’une sélection parmi un ensemble que je voulais le plus fournis possible, à la manière d’une encyclopédie.

@celine_lmre
It-bag
09/03/2021
Carla-Marie Savaris


Carla-Marie Savaris, It-bag , huile et acrylique sur contreplaqué, crochets, découpes en métal, 2021.

Coincé sous mon bras, rattaché à mon épaule, une extension peu organique de mon corps
Une poche supplémentaire pour y fourrer mon bazar
Il scintille d’un brillant aguicheur qui attire l’oeil
Je finis par le poser par terre, je m’accroche à mon courage et y fourre mes deux mains,
Elles s’enfoncent dans son infini

 

Elle m’a toujours prévenue de sortir avec, c’est important.

 

Contrairement aux autres fois, ou le manège se déroulait si bien, cette fois particulière les choses m’échappèrent
Le dedans s’est éjecté vers le dehors.
Tout le contenu s’est vidé du contenant.
Le contenu entame son chemin loin de moi, et commence à prendre toute la place disponible.
Me voilà entourée de ce qui était caché sous mon coude.

 

WHATS IN MY BAG :
— De la marge au centre – Bell Hooks
— Par-delà les frontières du corps – Silvia Federici
— Etel Adnan : La peinture comme énergie pure – Simone Fattal
— La matrice de la race – Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française – Elsa Dorlin
— Pornotopie : Playboy et l’invention de la sexualité multimédia – Paul B Preciado
— Une photo de mon chat
— Un couteau

@carlamarie.savaris
Bad Printing
08/03/2021
Clément Cases


Clément Cases, Bad Printing 1.


Clément Cases, Bad Printing 2.

Bad printing est un projet auto-initié qui vise à penser notre rapport à la production de supports imprimés. Cette série ouvre des questionnements de faisabilité, de moyens employés à la production et au savoir-faire liés à l’imprimerie. Dans un monde où nous sommes entourés de produits dont la trace de la main est quasi invisible, ou les méthodes de production sont floues et automatiser. Cette recherche vise à remettre le travail manuel lié à la pratique du graphisme en avant.
Bad Printing explore les moyens et les possibilités des presses à épreuves typographiques en s’engageant sur le média de l’affiche. Le but étant de concevoir des visuels en expérimentant des techniques d’impression en relief.

Clément Cases, Bad Printing 3.

Clément Cases, Bad Printing 4.

La conception du visuel est d’abord imaginée en digital en projetant les aspects techniques liés à la production. Puis dans un second temps la pratique devient manuelle, retranscrite par l’usage de la linogravure, la composition de caractère en plomb ou en bois, la composition générale, mais aussi l’usage d’autres surfaces en relief.


Clément Cases, Bad Printing 5.


Clément Cases, Bad Printing 6.

Ainsi, chaque affiche est le résultat d’une pratique manuelle du graphisme où chaque forme visible a était découper, placer, ajuster manuellement dans la composition. Le but de cette recherche est davantage axé sur des questions liées au processus de fabrication que sur une recherche d’un résultat figé.
Cette recherche est réalisée sur les presses du London Centre for Book Arts.


Clément Cases, Bad Printing 7.

Site web@salade_tomate_cornichon
Happy Hour
05/03/2021
Europium


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Julia Andréone et Ghazaal Vojdani du studio Europium sur leur insta.

Site web@europium.studio
Happy Hour
25/02/2021
Manon Bruet


Ne retrouve pas le replay de cette Happy Hour en compagnie de Manon Bruet sur le insta d’Éphéméride.fun, on n’a pas pu l’enregistrer, il fallait être là.

@manon_bruet
Été 19
24/02/2021
Maurane Leder

Il était 18h. Nous étions là, debout et silencieux, face à cette immensité que nous avions fantasmé durant tout le trajet. Le soleil était bas, sa lumière était chaude. Bouger nos orteils dans le sable, sentir le vent, la chaleur, tout cela nous rendait muets. Je sortis mon portable et pris une photo.


Maurane Leder, Été 19, huile sur toile, 150 x 150 cm, 2019.

Quelques mois plus tard, c’est en remontant le fil de ma galerie que je me retrouvais face à celle-ci, triste qu’elle soit là parmi tant d’autres, oubliée. C’est là que la peinture intervient. Elle devient une manière de me réapproprier le souvenir de quelque chose, de quelqu’un et de l’approcher de plus près. Je peux alors le sentir, le toucher, le faire exister un peu plus longtemps.

@mauraneleder
Tiré de mon carnet
22/02/2021
Chloé Mathia

Notre jeunesse, elle s’exprime rarement. Elle est imprévisible, elle atteint la nuit comme des vautours qui cherchent le repos. Mais elle reste surtout unique à notre perception. Elle se perd dans le noir, en espérant que la lumière ne la laisse pas tomber. Elle a seulement décidé de dire. Elle s’égare dans des discussions qui rejettent le déni. On ne lui en veut pas de nous avoir donné envie. Elle nous a permis de dire. Finalement, on s’est retrouvés ensemble, comme des monstres qui rêvent d’amour. Nos barrières, qui nous hantaient et qui nous bouffaient de l’intérieur se sont déplacées sur un obstacle imposé à une généralité. Elle n’avait pas la force de retenir deux problèmes. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à confronter l’une d’entre elles, sans la taire: notre nous. Enfin, notre moi.


Chloé Mathia, Tiré de mon carnet, 2020.

La création d’un son n’était qu’un calque opaque à la vérité de mon inspiration. Le monde pouvait s’écrouler, mais on était là à dire les choses. Seulement à dire, et à écouter. On nous a laissé seuls. Enfin, je dis seuls pourtant nous étions tous les huit. J’ai épargné ma feuille, moi et le fantôme sous les toits. Ce fantôme, je l’ai vu quelques fois, mais on me disait vite petite viens ici, prend place, tranquille, pour se comprendre, on a toute l’éternité. Je crois que c’est à partir d’ici que j’ai senti pour la première fois pourquoi je les prenais en photo. Mes proches m’ont souvent fait ce reproche de ne pas me confier assez. Mais ce glacier a connu la chaleur qu’il lui fallait. Celle de ces personnes. J’étais plombée d’épuisement, mais pour les capturer, je ne connaissais même plus ce terme. Ils m’ont fait refuser de croire que je suis un vulgaire sac de frappe sur pieds. Et je me disais que tout a un sens et qu’un jour, je le comprendrai.


Chloé Mathia, Tiré de mon carnet, 2020.

C’est ça en fait, l’histoire. Ce sont eux qui l’ont construit. Ce sont eux qui l’ont révélé dans toutes ces substances chimiques. Et ces substances chimiques, il fallait les comprendre. Une première tentative pour les voir apparaître, sans succès. C’est encore mon étourdisme qui a manqué d’agilité. Mais lorsque l’on m’a accompagné, c’est là que j’ai vu. J’ai su.
Dans les temps qui ont suivi, j’ai pu oser impressionner ma pellicule de ma famille. C’était étrange cette distance avec laquelle je voyais les choses. J’ai pris le temps de trouver la manière avec laquelle prendre ces femmes, cet homme. Cette distance, m’était différente aux semaines passées, mais c’était une brisure enfin acquise. Par fermeture de l’obturateur, je leur offrais mon identité, mais ça, ils ne le savent pas. Mais les personnes d’avant le savent.


Chloé Mathia, Tiré de mon carnet, 2020.

J’ai appris alors qu’il fallait clore un des épisodes de ma jeunesse. Un épisode mentalement épuisant, mais constructeur d’une identité. Ces photos sont pour moi un hommage à ces personnes, un amour d’un temps que j’ai définitivement impressionné sur une pellicule. Elles se sont fixées, et ne deviennent maintenant plus qu’un souvenir. Et comme le dit Jean-Paul Belmondo, Mille vies valent mieux qu’une.


Chloé Mathia, Tiré de mon carnet, 2020.

À la prochaine,
Chloe

Site web@ chlomthi
Rencontre
18/02/2021
Manon Rob

Étudiante en communication aux Beaux Arts de Besançon, je papillonne et cherche encore les clés de mes envies.
J’oscille entre les expérimentations sur la nature et le questionnement du mouvement et du rythme. Entre couleur, texture et composition, je cherche à attiser la curiosité des gens et à titiller leurs sensations.


Manon Rob, Autoportrait, 84,1 x 59,4 cm


Manon Rob, Expefleurs, pour le premier numéro de la revue Arthur, 84,1 x 59,4 cm


Manon Rob, Bleu agrume, 59,4 x 42 cm


Manon Rob, Technomate, 84,1 x 59,4 cm

Site web@rob.manon
Rencontre
17/02/2021
Pierre Petiot


Pierre Petiot, peinture à l’huile sur châssis, 30 x 30 cm, 2021.


Pierre Petiot, peinture à l’huile sur châssis, 60 x 80 cm, 2021.


Pierre Petiot, peinture à l’huile sur châssis, 60 x 80 cm, 2021.

J’ai toujours apprécié travailler avec les images, celles qui m’entourent, qui suscitent pour moi une intrigue.
Parmi celles-ci, souvent, les images liées à l’archéologie.
Ces images récoltées se précisaient, et précisaient mon travail.
J’ai fini par comprendre véritablement ce qui m’intéressait, ces images avaient comme point commun ce statut de « trace » laissée par l’Homme.
Ainsi, mon travail ne consiste pas seulement à répertorier toutes ces vielles pierres, métaux gravés et morceaux d’ivoire sculptés, mais de parler avec poésie, souvent, de la trace et du passage de l’Homme, grâce à ces objets qui se retrouvent maintenant archivés et figés sur du papier.
Je me questionne avec ces images, sur ce que nous laissons comme trace derrière nous, ce qui reste et affronte le temps, et à l’inverse, de ce qui disparaît, victime du temps qui passe.
Lorsque qu’ils parviennent à perdurer, ces objets viennent à nous vides de sens, seul leurs matière à duré, faisant d’eux froideur et mystère.
Ces objets/images, constituent alors pour moi une intrigue très forte, que je cherche à retranscrire.
Dans cette courte série de peinture à l’huile, je place sur un fond brumeux et criard ces images, flottantes dans un mystère.

@pierre__petiot
Rencontre
16/02/2021
Lucinne Salva

Salut !
Je fais de la BD et je galère toujours autant à écrire lisiblement.
Je fais aussi de l’illustration et de temps en temps de la mise en pages de couverture de fanzine.
J’ai fait l’ERG (Bruxelles) et maintenant je suis à l’ESA Saint-Luc.
Mon travail sur les taupes de Laeken est une de mes BD les plus abouties. Elle fait référence à un sujet d’actualité Bruxellois :
La privatisation du domaine royal de Laeken. Je vous laisse donc aller voir ma BD sur Site web avec l’article de Salomé Mossakowski qui vient vous donner le contexte du débat sur l’ouverture du domaine royal au public.


Lucinne Salva, Le Déjeuner des Taupes de Laeken, 2021.

 

Voici aussi quelques illustrations/planches de BD… :


Lucinne Salva, Chatsoleil Chatluné.

 


Lucinne Salva, Garry Cooper qui attend.

 


Lucinne Salva, Le Fraisier.

 


Lucinne Salva, Visuel de mon carnet.

Site web@lucinnesalva
Rencontre
15/02/2021
Aurélien Le Ny

Bonjour ! Mon nom est Aurélien, j’aimerais vous présenter deux projets photographiques.


Aurelien Le Ny, Passenger, 2019.

En m’intéressant à l’expérience corporelle souvent générée par un espace, une architecture, et en m’inspirant des travaux de James Turrell, Douglas Wheeler et Alan Parkinson, j’ai réalisé pendant plusieurs semaines un travail autour de l’espace et de la lumière. J’ai plongé mon corps et mon esprit dans un lieu qui m’était familier, mais qui, par l’apport de lumières artificielles colorées, a donné vie à un environnement tiraillé entre l’inconnu et le familier, lui conférant alors une nouvelle identité. Cette série de photos témoigne de mon expérience autour de la perception et de l’aspect sensoriel. Je voulais garder un souvenir de ce lieu aux longs couloirs et aux murs nappés de couleurs. J’ai photographié ce « nouveau lieu » à caractère étrange et éphémère en y accordant une certaine sensibilité propre à mon expérience en photographie.

 


Aurelien Le Ny, Personal, travail en cours.

Personal est une série de photographies datant de 2017 à aujourd’hui. Cette série témoigne de ma sensibilité pour la lumière et la couleur. J’aime travailler sur la subtilité d’un sujet notamment quand celui-ci est embelli par l’apport de lumière.

Site web@aurelien.leny
Happy Hour
12/02/2021
Olivier Lebrun


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie d’Olivier Lebrun, John Form et Question Mark sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@olivierlebrun
Mettre en livre le document d’archives
10/02/2021
Elizabeth Delphin


Elizabeth Delphin, La Mise en livre de documents d’archives, 2021.

Pour mon mémoire de DNSEP communication, je me suis intéressée aux documents d’archives et à leurs mises en forme dans des livres. Selon moi, l’édition est le geste complémentaire aux grandes entreprises de numérisation de certaines archives, et leur profusion dans le paysage éditorial depuis 15 ans montre l’intérêt que graphistes et bibliophiles portent à ces documents et à leur histoire.
Mon mémoire ne se revendique pas comme une anthologie de tous les gestes existants diffusant des archives mais bien comme un échantillonnage des formes graphiques qu’il est possible d’adopter pour considérer des archives.
Chaque objet est décrit et analysé par un geste, un détail de sa mise en forme ce qui permet d’être plus précis quant au positionnement graphique de l’édition en question par rapport aux gestes traditionnels ou standard de communication de documents d’archives.
Les images des objets étudiés sont quant à elles montrées dans leur ensemble, contrairement au texte, ce qui permet de mettre en perspective différents états et analyses pour comprendre l’entièreté des livres.

Assez rapidement mon envie de diffuser et éditer un fonds d’archives s’est fait ressentir pour mon projet de diplôme. J’ai eu la chance de tomber sur le fonds d’autochromes de Julien Gérardin qui propose plus de 6000 images photographiques datant du début du 20e siècle (les premières photographies en couleur existantes !). Je travaille donc petit à petit au recensement et à la mise en forme des documents du fonds pour un faire un ouvrage le plus complet possible !


Fonds d’archives de l’ENSAD Nancy


Autochromes issues de la collection Julien Gérardin


Elizabeth Delphin, expérimentations graphiques, 2021.

Site web@elizabeth.delphin
Broken
09/02/2021
Melina Makhlouf

Melina Makhlouf, Broken, texte de Bassey Ikpi (A Letter From Britney Spears to the Paparazzi), 2020.

Après un DNA Communication à l’ENSAD Nancy, je poursuis mes études en design graphique à l’ISDAT de Toulouse.

J’aime travailler sur les souvenirs, la nostalgie, le temps qui passe, m’approprier des images qui ne sont pas les miennes afin de les replacer dans un contexte différent et leur faire dire autre chose par le biais d’anachronismes. C’est ce que j’ai fait avec la vidéo Broken, où je me suis intéressée au phénomène des Teenybopper. Je suis donc partie fouiller les anciens Skyblog qui ont bercé les adolescents de ma génération, et ces images, laissées à l’abandon sur le net dévoilant ces jeunes filles dans leur espace intime, toujours intactes après 10 ans.

Comment ces personnalités publiques deviennent des êtres façonnés de toute pièce par l’industrie musicale ? D’où vient le culte de la personnalité ? À partir de quand un processus “normal” d’identification devient-t’il obsessionnel et pathologique, où se situe cette frontière si floue ? Broken questionne ces images en les replaçant du point de vue d’une lettre écrite par une fan se faisant passer pour Britney Spears et adressée à ses paparazzis.

Cette vidéo a pris place dans une installation qui reconstitue cette chambre d’ado fanatique, où le spectateur intrusif et voyeur, se retrouve projeté dans cet espace qui n’est pas le sien.


Melina Makhlouf, Broken, 2020.

@marhlouf
#мурманск этокруто
08/02/2021
Marine Brilloit

#мурманскэтокруто
Littéralement #MourmanskEstCool, slogan publicitaire visible dans la ville de Mourmansk, capitale de l’Oblast de Mourmansk située au Nord-Ouest de la Russie, au delà du cercle polaire arctique.
Ville portuaire historique, ex-base nord de la flotte de sous-marins soviétiques, on l’appelle officieusement le Tchernobyl flottant.


Marine Brilloit, #мурманскэтокруто, série photographique documentaire prise dans la ville de Mourmansk, 2021.

@briwa_
Il Pianeta Come Festival
04/02/2021
Elisa Larrière

Elisa Larrière, Il Pianeta Come Festival, 2020.

Empruntant son titre et construit comme un hommage par appropriation du projet de l’architecte et designer italien Ettore Sottsass, le jeu vidéo Il Pianeta Come Festival s’inspire de cette utopie radicale développée en 1972 pour soulever des questions sur la bienveillance des machines et les rapports que nous entretenons avec elles.
Les années 1960-1970 voient le développement d’objets qui sortent des laboratoires pour passer dans la contre-culture. Ces technologies naissantes génèrent de nouvelles pratiques que le philosophe Mathieu Triclot réunit, aujourd’hui, sous le terme Techno transes. Ces objets sont destinés à simuler la prise de drogue, mais vont plutôt être utilisés pour intensifier leurs effets dans une sorte de couplage. Pour leurs concepteurs, ces objets pourraient être vendus en mass market et faire leurs entrée dans tous les foyers.
La plupart de ces machines utilisent des principes de scintillements, de biofeedbacks et de feedbacks audiovisuels qui surchargent l’utilisateur… Tous ces éléments sont des principes que l’on retrouve dans les jeux vidéo.
De tous ces objets qui sortent des laboratoires, seuls les jeux vidéo se sont installés dans les foyers. Les consoles de jeux vidéo réalisent cette individualisation de marchandisation de ces formes de petites hypnoses et petites transes, tout en gardant la continuité technique de l’usage normal des machines informatiques.
Aujourd’hui j’essaie de confronter l’univers utopique de Sottsass à la réalité qu’est devenue le jeu vidéo, comme si ces deux idées nées à la même époque se rencontraient pour donner à voir l’utopie imaginée par Sottsass.


Elisa Larrière, Il Pianeta Come Festival, 2020.

Site web@elisacalame
Un kilomètre, une heure
02/02/2021
Merlène Lozano


Merlène Lozano, Un kilomètre, une heure, 2020.

Habitante de la Villeneuve depuis peu, je profite d’être coupée du centre ville pour explorer mon quartier par la photographie. Dans ces constructions à l’architecture si étonnante, l’écoulement des jours est observable par les feuilles des arbres dont la couleur change. Elles finissent par tomber, annonçant l’hiver qui vient. J’observe la sortie des écoles où j’entend les rires des enfants, pendant que les personnes âgées sont sur les bancs, et les ados jouent au foot ou au basket. Les différents âges apparaissent de façon simultanée tandis que les saisons changent dans un processus qui roule discrètement.

@qui_tourne_avec_le_soleil
Transie d'Amour
01/02/2021
Charlotte Munsch

A toi, femme du peuple, jacobine habituée des tribunes, enragée, en furie.
A toi, tricoteuse d’hier et de demain.
A toi, sorcière diabolique, ne cesse jamais d’être cruelle.

L’année 1793 est marquée à Paris par un fort engagement politique de femmes issues des milieux populaires dans la lutte contre les Girondins, le fédéralisme et les modérés. On les retrouve alors, tricotant, dans les tribunes publiques des assemblées, aux côtés des sans-culottes, pour défendre l’action des Jacobins.
Plus tard, l’expression de « tricoteuse » deviendra un terme péjoratif désignant une femme aux opinions révolutionnaires.
La révolte des Tricoteuses du XIXème siècle souffle alors comme un élan revendicatif 3.0


Jean-Baptiste et Pierre-Étienne Lesueur, Tricoteuses.

Aujourd’hui je suis entre ma mère et ma grand-mère, à distance, au milieu de cette pandémie, toujours à la même place sur mon canapé, près de la fenêtre, je tricote, nous tricotons.
Je n’assiste à aucun procès, je ne pointe aucun criminel du doigt, simplement Youtube fait défiler les vidéos de CupOfJasmin, Océane, Bastos et Sam Zirah.
Je me sens pourtant à contre-courant lorsque je vois les files humaines se multiplier devant les enseignes Zara le jour du déconfinement.

Et si tricoter, fabriquer ses propres vêtements en 2021 ne reviendrait-il pas à marcher sur les traces de vieilles révolutions?
Je ne donne aucune réponse, je suis toujours sur mon canapé, à la même place. Je m’interroge dans ma tête, mon amoureux dans une autre pièce.

LA FLEUR, première collection réalisée en 2017 pour mon diplôme, pour/d’après les multiples interprétations de l’actrice allemande Margit Carstensen dans l’œuvre cinématographique du réalisateur Rainer Werner Fassbinder précède donc TRANSI.


Charlotte Munsch, La Fleur, 2017.

Cette dernière est née ici, au milieu d’une ère traumatisante, au croisement de toutes mes envies, tous mes ennuis, toutes mes convictions.
Il a fait 38 degrés début juin, je fabrique avec de la laine et du coton recyclés et c’est cela qui me réchauffe le cœur et l’esprit.
J’ai glané la matière première dans les ressourceries, les Emmaüs, les merceries qui veulent s’en débarrasser, chez les particuliers… et je joins les deux aiguilles. Lentement, très lentement. Je prends goût à cet artisanat, j’assemble les couleurs et les textures et j’éprouve du plus profond de mon âme de la satisfaction.

Mon chouchou William Morris, dans l’Age de l’Ersatz : «Voila en bref notre position d’artiste: nous sommes les représentants de l’artisanat auquel la production marchande a porté un coup fatal. Efforçons-nous en conséquence d’être des artisans aussi talentueux que possible et, si, nous ne pouvons l’être dans un domaine, tournons-nous vers un autre où nous trouverons un terrain où exercer nos facultés artistiques. »


William Morris, L’Âge de l’Ersatz, 1996.

Voilà où j’en suis, vers quoi je tends. Pour et avec ma mère, Marguerite ma grand-mère, mes sœurs, mon père, mon frère, M’Hand, ces hommes qui nous acceptent O sorcières enragées que nous sommes.
Au plaisir de vous chauffer le cœur tel un bûcher au milieu d’un monde sans dessus dessous, TRANSI de peur mais pas TRANSI de froid.

Charlotte Munsch, TRANSIE D’AMOUR
(collection à découvrir sur instagram)

Crédit de la gravure des tricoteuses : Jean-Baptiste et Pierre-Étienne Lesueur

Crédits images de la collection TRANSI
Photo : Charlotte Munsch
Photo assistant : M’Hand Abadou @kabylefragile
Hand Helper : Catherine Munsch

@ mun.img
Happy Hour2
30/01/2021
Communication


Retrouve le replay de cette Happy Hour informatif en compagnie d’étudiantes en Dna communication à l’occasion des JPO de l’Ensad Nancy sur le insta d’Éphéméride.fun


Retrouve le replay de cette Happy Hour informatif en compagnie d’une étudiante en Dnsep communication à l’occasion des JPO de l’Ensad Nancy sur le insta d’Éphéméride.fun

Plus d'informations sur la section Communication
Happy Hour
29/01/2021
Jules Durand


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Jules Durand à l’occasion des JPO de l’Ensad Nancy sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@lazy_dog.ttf
2e cycle
28/01/2021
5e année

Enfin, nous vous partageons plusieurs travaux réalisés par les élèves de cinquième année au sein de la section Communication de l’Ensad Nancy.

 

Elizabeth Delphin

Je suis particulièrement intéressée par l’édition, la mise en page de beaux livres, avec une affection toute particulière envers la photographie et donc le rapport texte/image au sein d’un ouvrage.  À cela s’ajoute mon intérêt pour les images d’archives, les documents iconographiques sous toutes leurs formes et le patrimoine que je cherche à diffuser à travers mes projets, et qui sont au cœur de ma pratique. Je suis actuellement en train de réaliser mon projet de diplôme sur la diffusion d’un fonds photographique du début du 20e siècle de plus de 6000 images !

L’ornement selon Andrea Branzi

Édition documentaire qui présente l’ensemble de la création théorique et pratique d’Andrea Branzi sur l’ornement. Tous les documents sont issus d’un travail de recherche à la Bibliothèque Kandinsky. 
Il s’agit du seul ouvrage existant qui recense cet aspect de son travail pour le moment.


Elizabeth Delphin, L’ornement selon Andrea Branzi, papier munken, impression laser, 25×33 cm.

Specimen typographique

Création d’un caractère faisant sens avec la pratique de Sonia Delaunay et présentation dans son spécimen typographique. Il s’agit d’un caractère de titrage aux formes géométriques simples et modulables s’utilisant comme motif et questionnant le sens de la forme comme lettre.


Elizabeth Delphin, Specimen typographique, papier journal 70g, impression rotative, tabloïd.

Exposition Laboratoire de formes

Exposition organisée par Marina Gadonneix, Laboratoire de formes est le résultat d’expérimentations interrogeant la place du studio de photographie comme laboratoire d’expérimentation. C’est un voyage énigmatique à travers la substance et la forme, l’image et la matière, la réalité et la fiction, comme autant de formes et de contre-formes mystérieuses et intrigantes.


Elizabeth Delphin, Laboratoire de formes.

 

Io Papadatos

Cinémaclip

Le clip vidéo a toujours été vu/visionné/étudié à travers son lien étroit avec le monde du cinéma. Mais depuis la création de MTV et plus tard de Youtube, ne serait-il pas intéressant de se questionner l’inverse? Depuis l’omniprésence du clip vidéo à la télévision, sur internet et les réseaux sociaux, le cinéma a lui aussi évolué dans sa manière de traiter la musique. Les réalisateurs font aussi régulièrement le choix d’utiliser des musiques pré-existantes pour accompagner leur oeuvres, ce qui permet souvent d’accompagner un univers ou une narration qui baigne dans la culture du vidéoclip. N’arrive-t-il pas souvent d’ailleurs de mémoriser un film grâce à une scène musicale?


Io Papadatos, Cinémaclip , mémoire de Dnsep, 2020-2021.

 

Maïssa Anrar

WHO

WHO est une «Édition de ressources» qui est divisée en deux parties distinctes. Une première partie qui comprend des entretiens sur l’économie des ressources qui a été possible suite à de nombreux échanges de courriels avec des maisons d’édition, des graphistes et des étudiants. La seconde partie hiérarchise les informations en tableaux avec des commentaires pour fournir des informations plus précise concernant le prix, les possibilités etc. C’est un objet généreux qui a nécessité des ressources importantes. Il respecte le principe d’économie de moyens dans sa forme.


Maïssa Anrar, WHO, 76 pages, 13 x 27 cm.

Memphis

Memphis est une affiche qui raconte la création d’une collection d’objet du groupe Memphis (mouvement de design et d’architecture italien créée en 1980 à Milan) grâce a un principe de réaction en chaine.


Maïssa Anrar, Memphis, 84,1 x118 cm.

 

Jean Marques

Pour un éco-sensualité de la mode

La mode m’a toujours permise de trouver une identification sociale mais est aussi un signe distinctif contre une société hétéronormée. Mais elle se substitue progressivement à la sphère économique d’une mode mondialisée qui possède ses failles. Entre les litres d’eau utilisés pour teindre les tissus industriels avec des pesticides pulvérisés sur les cultures de coton, y compris les microplastiques fabriqués à partir de vêtements synthétiques qui finissent dans les océans, et les conditions de travail pitoyables dans les usines des travailleurs qui produisent des articles de mode éphémères. Les ressources de la terre sont inutilement sacrifiées. C’est autour de discussions qu’Azur, All Blues, Vejas et Gamut ont alors bien voulu me parler de leurs démarches et intentions pour une mode avantage éthique et inclusive.


Jean Marques, Pour un éco-sensualité de la mode, 225 × 300 mm, 2021.

Photographies

Ces natures mortes évoquent visuellement les thématiques de recherche d’Elise Deubel et s’inscrivent également dans le cadre de mes recherches en perspective du diplôme. Les accessoires d’Elise travaillent autour des notions de ruine et d’artisanat, interrogeant la place des œuvres d’art et leur échelle dans un contexte d’exposition.
Aidé par @garancehenry & @elise.deubel.


Jean Marques, Bague sur pain d’épeautre & Pendentif sur courge purulente 1/2, photographie, dimensions variables, 2021.


Jean Marques, Pendentif sur gousse suintante, photographie, dimensions variables, 2021.


Jean Marques, Pendentif sur courge purulente 2/2, photographie, dimensions variables, 2021.


Jean Marques, Jet de passion avec pendentif, photographie, dimensions variables, 2021.

 

Julie Dubier

ETTORE I ANDREA

Médiation des projets d’étudiant·e·s de l’Ensad Nancy (2018 et 2019) autour du travail d’Ettore Sottsass et Andrea Branzi.
Réalisé avec Io Papadatos.

Julie Dubier & Io Papadatos, ETTORE I ANDREA, 2020.

 

Merci de l’attention que vous avez porté aux travaux des étudiant·es de la section Communication de l’Ensad tout au long de cette semaine de portes virtuellement ouvertes. Nous vous invitons à nous rejoindre en live sur le compte Instagram d’Éphéméride vendredi et samedi pour rencontrer des élèves de l’école et pouvoir leur poser toutes les questions que vous souhaitez.

Plus d'informations sur la section Communication
2e cycle
27/01/2021
4e année

Aujourd’hui nous vous partageons plusieurs projets réalisés par les élèves de quatrième année au sein de la section Communication de l’Ensad Nancy.

 

Musique & Soin — Sous la direction de Pierre Vanni

Contributions graphiques au projet éditorial de Pierre Vanni Musique & Soin en collaboration avec les Siestes et les éditions Audimat.


B : Luca Reverdit, Musique & Soin, 2020.
C : Juliette Lefèvre, Musique & Soin, 2020.


D : Valentin Loubat, Musique & Soin, 2020.
E : Coline Robert, Musique & Soin, 2020.


F : Marine Richardier, Musique & Soin, 2020.
G : Océane Muller, Musique & Soin, 2020.


H : Lola Havez, Musique & Soin, 2020.
I : Yun Wen Huang, Musique & Soin, 2020.

 

D’une forme à l’autre — Sous la direction de Julia Andréone

Adaptations photographiques de différents textes et conception éditoriale.

Juliette Lefèvre, Coline Robert, Valentin Loubat, Luca Reverdit, Adrien Clanché, Lola Havez, Yun Wen Huang, Océane Muller, Rania Esstafa & Marine Richardier, D’une forme à l’autre, 2021.

 

Troubadour — Océane Muller

Adaptation de A Mid Summer Night’s Tales de William Shakespeare.


Oceanne Muller, Troubadour, 2021.

 

Vers une non architecture — Lola Havez

Revue d’architecture conçue à partir du mémoire d’Alice Bondaty à propos de l’architecture neutre.


Lola Havez, Vers une non architecture, 20 x 28,7 cm, 2020.

 

Partage Lègue Envoie Crée-moi — Juliette Lefèvre

Protocole visant à documenter en période de confinement, travail de terrain par procuration.
Comment mettre en scène la photographie participative sans interprétation ?
Comment brouiller la distinction photographe/participant .


Juliette Lefèvre, Partage Lègue Envoie Crée-moi, 42 pages, 21×14,8cm, 2020.

 

Rania Esstafa


Rania Esstafa, illustration d’un Pierrot féminin, 2021.


Rania Esstafa, Planète Liquide, tenture réalisée dans le cadre de l’exposition «Planète Liquide» tenue par la revue Méduse, 90 x 130 cm, 2020.

 

Scantrad — Luca Reverdit

Projet en cours, initié à partir d’échanges avec Sowon, l’éditeur en chef de Furyo Squad. Collecte et réappropriation de formes graphiques et typographiques dans les mangas traduits sur la plateforme dans le but de prolonger le cheminement de ces images et du sens qu’elles contiennent. Conception d’un manga conceptuel à partir de la juxtaposition de ces planches encrées à la main et de discussions sur le langage et la traduction de mangas en ligne.


Luca Reverdit, Scantrad, encre de chine, 2021.

 

Les alternatives à la voiture — Coline Robert.

Il s’agit d’un livre dans lequel un système de tirettes permet de jouer les alternatives représentées par des illustrations vectorielles.


Coline Robert, 2021.

 

Kananeko Junai Gumi — Yun Wen Huang

Design de l’identité visuelle pour Kananeko Junai Gumi, podcast taïwanais sur le thème de la culture japonaise. Les images sont inspirées par le manga shōnen des années 90.


Yun Wen Huang, extrait de l’identité visuelle de Kananeko Junai Gumi, 2020.

Plus d'informations sur la section Communication
1er cycle
26/01/2021
3e année

Aujourd’hui nous vous partageons plusieurs projets réalisés par les élèves de troisième année au sein de la section Communication de l’Ensad.

 

dessiner-éditer — sous la direction de Jean-Philippe Bretin

dessiner-éditer est un cours qui propose de developper une pratique de narration qui passe par le biais du dessin, de la bande dessinée ou du montage d’images. À partir d’une même contrainte de départ qui consistait à développer une narration qui débute par un paysage, chaque étudiant.e a développé un projet d’édition ou d’animation.

 

Le droit des objets à disposer d’eux-même — sous la direction de Pierre Vanni

À l’occasion de l’exposition de Pierre Giner intitulée Le droit des objets à disposer d’eux-même, l’artiste déploie au cœur des collections du musée des Beaux-Arts de Nancy,  l’œuvre numérique CNAPn, qui génère des expositions virtuelles à partir des quelques 8 000 objets design répertoriés dans la base de données des collections du Cnap. « Les collections permanentes du musée des Beaux-Arts accueillent ainsi plusieurs inserts qui infiltrent les espaces pour suggérer des inflexions aux parcours habituels et inviter le spectateur à une réflexion sur les usages et les typologies de la collection du Cnap, en regard de celle du musée. » Suite à une visite commentée par Pierre Giner, les étudiants de 3e année ont imaginé des feuilles de salle pour cette exposition (ou tout du moins, des supports de médiation autonomes) qui tentent de rendre compte de l’approche singulière de son commissaire.


Emilie Guesse & Chloé Vernay, Le droit des objets à disposer d’eux-même, 2020.


Louise Ruel & Cedric Elmerich, Le droit des objets à disposer d’eux-même, 2020.


Lucas Pierrot, Le droit des objets à disposer d’eux-même, 2020.


Marine Fuchs-Nieder, Le droit des objets à disposer d’eux-même, 2020.

 

Écrire l’espace — sous la direction de d’Éloïsa Pérez


Cedric Elmerich, Écrire l’espace.


Chloé Verna, Écrire l’espace.


Emilie Guesse, Écrire l’espace.


Lucas Pierrot, Écrire l’espace.


Marine Fuchs-Nieder, Écrire l’espace.


Zoé Tuaillon, Écrire l’espace.

 

Pour aboutir à un livre — sous la direction de Jean-Philippe Bretin

Dans le cadre du cours Pour aboutir à un livre, centré sur les pratiques éditoriales contemporaine, chaque étudiant.e.s a une publication qui s’intéresse à une maison d’édition francophone.


Emilie Guesse,Paraguay Press, Pour aboutir à un livre.


Julie Boulangé, Le Mégot, Pour aboutir à un livre.


Lucas Pierrot, Cent Pages, Pour aboutir à un livre.


Maiwenn Rethore, JRP Éditions, Pour aboutir à un livre.


Margot Rabbe, Empire, Pour aboutir à un livre.


Robyn Tarsi, Building Books, Pour aboutir à un livre.


Zoé Tuaillon, Future, Pour aboutir à un livre.

Plus d'informations sur la section Communication
1er cycle
25/01/2021
2e année

Cette semaine, Éphéméride se joint à l’Ensad de Nancy dans le cadre de ses journées portes ouvertes pour vous présenter des travaux réalisés par les étudiant·es de la section Communication. Chaque jour, nous vous proposerons de consulter le travail d’étudiant·es d’une année différentes. Cette programmation spéciale débute aujourd’hui par les projets des étudiant·es en seconde années.

 

FUFU — sous la direction de Pierre Vanni
Le FUFU, festival universitaire du film underground est né à Nancy en 1974. Il a animé les salles obscures et les rues de la cité ducale jusqu’en 1995 pour renaître en 2019. Après ce retour réussi, une vingtaine d’étudiants de l’Université de Lorraine a repris le flambeau en créant une association pour continuer l’aventure, et organiser une édition en 2020. Dans un esprit léger et festif, ce festival met en avant des productions cinématographiques alternatives et indépendantes. Pour l’édition 2021, le FUFU nous a invité à concevoir son identité visuelle.
Ce sont des étudiant.e.s de 2e année qui ont eu la responsabilité. 16 visuels produits.
En parallèle, lors d’un workshop éclair sous la direction des etudiant.e.s de l’ANRT, Yeelena De Bels , Jules Durand et Pierre Fave, ont été dessiné les multiples acronymes du FUFU.


Chloé Mathia, FUFU.


Lucie Seiler, FUFU.


Orlane Perny-Meziere, FUFU.


Sarah Deletain, FUFU.

 

Image du texte — sous la direction de d’Éloïsa Pérez


Chloé Mathia, Image du texte.


Eliott Salladin, Image du texte.


Emma Rochefeuille, Image du texte.


Orlane Pernymezière, Image du texte.


Pauline Reignier, Image du texte.


Sarah Deletain, Image du texte.

 

Image Bank — sous la direction de de Jean-Philippe Bretin
Cet atelier, orienté dessin et édition au sens large a pour but de développer pour chaque étudiant.e un vocabulaire graphique et plastique dans lequel puiser pour ses futurs projets de communication. Il invite les étudiant·e·s à se constituer une banque d’images personnelles de matières, textures, couleurs, trames, traits, motifs…


Antoine Graff, Image Bank.


Camille Dupont, Image Bank.


Ines Boury, Image Bank.


Maeva Calvet, Image Bank.


Margaux Krause, Image Bank.


Pauline Reignier, Image Bank.


Seungyeon Nam, Image Bank.

Plus d'informations sur la section Communication
Al et Moi
24/01/2021
Justine Thevenin

Cc la team ! Moi c’est le J, @justinethevenin sur l’insta-sphère. Je dessine, j’écris, je graphisme, je bois des bières, je sourie à la vie et à cette belle team qu’est ephemeride.fun.
Je viens d’auto-éditier ma première BD, voici un texte qui illustre mon projet. Et si tu veux le soutenir c’est par ici: https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/al-et-moi-ma-premiere-bande-dessinee.


Justine Thevenin, AL et MOI, 2021.

« Al c’est le miroir que j’ai bien voulu mettre devant moi »

Contexte
On est en novembre 2020, il est tard, et je me sens vide,
Et je me sens seule,
J’ai envie d’amour,
Je ne suis plus en couple,
Il me faut retrouver cet amour qui se trouve à l’intérieur de moi,
Je veux créer une personne qui m’accompagne pour vivre ce passage moins fun,
Il me faut une alliée, une meilleure amie, une nouvelle amoureuse,
Mais cette fois cette meilleure amie et cette amoureuse, ce bouclier contre toute épreuve,
cette personne qui te fera tenir quoi qu’il arrive, elle doit se trouver en moi.

Je m’assois à mon bureau, je respire,
Je me dis : bon, à quoi va ressembler ce personnage ?
Je fais quelques traits, je rature, je jette,
Je reprends une feuille je recommence,
Puis, je trouve, je la trouve,
Bienvenue à toi, AL.


Justine Thevenin, AL et MOI, 2021.

Al et moi c’est une grande histoire,
Une grande histoire d’amour.

J’ai créé Alice parce que j’en ai eu besoin,
Je l’ai créé à un moment où je me suis sentie bien seule,
Seule et en même temps je sentais que quelque chose se passait, de très fort,
Que j’étais en train de m’envoler vers une énergie créative vraiment importante.
Al et Moi et les dessins que j’ai fait autour de cette période marquent un réel tournant dans mon travail et ma place dans le monde.

Al m’a accompagné, Al m’a aidé à me faire parler, à m’aimer au centuple et à savoir que je suis aimée et surtout aimée par elle. Elle m’a appris que l’amour est en moi et que en plus il y a un super bonus : cette Al elle existe, et je la rencontrerais un jour, le jour où je serais prête, mais peut-être que je l’ai déjà rencontré ?

Al c’est à la fois moi et une autre femme, une autre personne, Al c’est un condensé de pleins de choses incroyables, c’est assez indescriptible en soi. Al c’est ma grande découverte de 2020 qui va se poursuivre haute et forte en 2021 je l’espère.

Al et moi c’est un peu un journal intime avec les choses intimes que je veux bien vous partager. Mes intimités, qui peuvent peut-être, le temps d’un ou deux chapitres, devenir les vôtres ?

Al et moi c’est une rencontre comme on en voit peu, c’est une personne imaginaire, mais pas tant que ça. C’est une personne qui m’a guidé, qui me guide encore, qui sait exactement ce qui est bon pour moi, qui est là sans relâche mais qui ne s’oublie pas pour autant. Al s’aime autant qu’elle m’aime. Al c’est le miroir que j’ai bien voulu mettre devant moi, avec le plus de sincérité, de vérité et de sensibilité possible. Al et moi c’est un partage, un partage que j’ai grand coeur à vous faire. Al c’est un projet d’amour et de vie.

Al et moi c’est un cadeau que je me suis fait, mais également que je fais à tout.e.s celleux qui veulent bien rentrer dans ma danse. Al et moi c’est un dialogue intérieur, qui a parfois été très compliqué, qui a créé des larmes, des tempêtes, des souffles rocs, de la colère mais aussi et surtout de la passion, de la fierté, de l’amour, du rire et beaucoup de sourires.

Al et moi ça a été une aventure, c’est une aventure, qui je pense, ne fait que commencer.

C’est un texte que j’ai écrit pour raconter une partie de moi, pour extérioriser des choses, et pour à ma manière vous toucher dans votre vie personnelle. Peut-être que ce que j’écris résonnera avec des moments de votre vie ? Je n’ai pas la prétention de parler à tout le monde, j’écris simplement, avec spontanéité, avec qui je suis, je m’ouvre à vous pour que vous continuer de vous ouvrir à vous même. Se découvrir et se connaître ça prend toute une vie je pense, voir plusieurs. C’est un texte, une BD, qui j’espère fera germer des questions en vous ou simplement qui vous fera passer un moment doux et sympathique.
La relation que j’ai avec AL c’est la relation que je vous souhaite d’avoir avec vous-même.
Ce texte est un élan de vie, si vous l’avez aussi nous le partagerons à travers ce livre, s’ il vous en manque j’espère que vous en trouverez un peu par ici.



Justine Thevenin, AL et MOI, 2021.

Belle lecture et belle vie à vous,
Le J.

@justinetheveninLien vers la cagnotte KissKiss BankBank
Happy Hour
22/01/2021
Éloïsa Pérez


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Éloïsa Pérez sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@eloisaperez_
La Chute
21/01/2021
Dylan Tichit

c’est vrai que d’en haut tout avait l’air beau,
la vérité c’est qu’après je profite juste de la nuit qui tombe,
ça ne me fait penser à rien,
même si ça ne fait pas sens ça me délasse,
enfant, j’avais le souvenir qu’un soir on m’avait emmené voir Barbara,
et plus les années passent plus tu ressembles à Dalida,
j’aimerai plonger dans ta poche sauveur de soleil,
ne leur dis pas que tu as le soleil, mangeur de soleil,

encore

le soleil me brûle encore,
voleur de sommeil

Dylan Tichit, La mer des étoiles, 2021.

@tichit.dylan
Paysages liquides
20/01/2021
Marie Michalikova

Après le développement d’un travail photographique majoritairement axé sur le portrait et l’autoportrait, je m’intéresse à présent à la destructuration des images ainsi que de leur sens.

Les photographies sont traitées à la manière de matières premières travaillées numériquement afin de les voir devenir autre chose. Ces portaits altérés et déshumanisés se trouvent plus proches d’une évocation de paysage que du prélèvement dans le réel de l’image de soi.

Les traits sont lissés, les proportions faussées et l’outil informatique a le droit à sa marge d’aléatoire dans la tenative d’anonymiser l’individu.


Marie Michalikova, Paysages liquides (autoportrait #1), photographie numérique, 50 x 45 cm, 2021.


Marie Michalikova, Paysages liquides (autoportrait #2), photographie numérique, 50 x 45 cm, 2021.


Marie Michalikova, Paysages liquides (autoportrait #3), photographie numérique, 50 x 45 cm, 2021.


Marie Michalikova, Paysages liquides (autoportrait #4), photographie numérique, 50 x 45 cm, 2021.

@marie.michalikova
Rencontre
19/01/2021
Juliette Oudot


Les relations d’images.
Des superpositions de deux séquences vidéographiques qui créent un troisième lieu, un troisième temps fictif qui n’existe qu’à travers ce montage. La surimpression au cinéma, des images arrêtées qui témoignent de ce mouvement.
Vue du dessus, Vue de côté, rotation, saut, course. Des (types de) gestes qui apparaissent dans des contextes différents mais qui mis en tension révèlent un espace non-identifiable, flou, immersif, dans lequel le lecteur se laisse guider par son imagination. L’histoire peut désormais commencer.
Geste, édition 280x380mm, 2020.

Dire. Dire avec les mots, avec les sons, avec les gestes, avec son corps. Dire sans les mots. Dire avec rien.
Le corps parle, même privé de texte. Il vit, nous accompagne comme une masse évolue dans l’espace.
On l’épuise, on le censure, on le désactive.
Ce corps performe.
À force d’efforts, il prend une forme nouvelle, un contenant voué à transmettre une énergie. Les gestes se répètent, mécaniques, chorégraphiant les pensées.
Un état second, une zone de non-langage où l’esprit semble absent mais n’a jamais été aussi actif.
Dire devient vital, sinon le corps n’est plus. Il se fracture.
Comment dire ?, extrait de texte écrit lors d’échanges avec The Serving Library, 2020.


Extrait de recherches, photographies et affiche pour un projet fictif pour la Fédération Française de Gymnastique, 2019.

Il semble impossible de transcrire le mouvement sans le dénaturer.
Le mouvement est par nature mobile, changeant et non-fixe. Il peut se traduire par le déplacement d’un corps ou de certaines parties du corps par rapport à un point fixe de l’espace et à un moment déterminé.
Nous pouvons également le comprendre comme étant ce qui donne à une composition sa vie, son animation, ou une réaction émotionnelle, affective, intellectuelle.
L’impermanence est la nature propre du mouvement.
L’écriture du mouvement, une graphie du geste, extrait de texte, 2018.


Édition La Fête Permanente, restitution de workshop avec le studio obelo autour de la création d’atelier, travail en duo avec Mathilde Robert, 2020.


Caractère Philippina, en cours, 2020.

Collecte de textes et travaux que j’ai pu développer autour de la notion du langage, du corps et du mouvement ces dernières années.

@julietteoudot
Les noms de l'air
18/01/2021
Clémence Fontaine

Clémence Fontaine, Adopt-a-Vortex, 2021.

J’aborde la météorologie comme le reflet d’un état sociétal, qui incorpore et produit une forme de politique. La météo implique davantage qu’une conversation sans attache ou qu’une simple courtoisie. Comment son agentivité permet une lecture de notre environnement et une compréhension de sa construction ? Le schéma de la météo est basé sur le court terme et le local, à la différence de la climatologie qui couvre une période plus longue et une spatialisation plus vaste. La météo permet en se concentrant sur des temps et des lieux précis d’avoir une vue globale, et avec les archives de prévoir, et basculer doucement de météorologie à climatologie.


Vitrine de librairie à Freiburg-im-Breisgau, dans le land
de Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

Alex, Barbara, Denis, Carmen, Ciarra… Vous êtes-vous déjà demandé, d’où viennent les noms des phénomènes de pressions atmosphériques ? Qui choisit les noms de ces masses d’air ? Selon quel protocole ? Et en quoi cela-nous impact-il ?

Historiquement, l’attribution de noms aux masses d’air avait pour objectif d’aider les aviateurs pendant la 2nd guerre mondiale. Par sa réussite, ce système, s’est petit à petit étendu à l’ensemble de la planète. Dans un premier temps, il est décidé d’attribuer des noms féminins aux phénomènes de basses pressions et des noms masculins aux phénomènes de hautes pressions. Comprenez ; le « mauvais temps » revient au genre féminin et le « beau temps » au genre masculin. [Aparté : l’attribution des tempêtes au genre féminin entre étrangement en écho avec l’étiologie de l’hystérie construite par la médecine occidentale moderne : à l’époque, il s’agit d’un trouble mental, se manifestant par des crises émotionnelles, identifié comme étant exclusivement féminines.] Heureusement, en 1998, ce système est jugé discriminant et, depuis, les noms sont une année sur deux féminin ou masculin pour les hautes et les basses pressions.

Ce qui nous intéresse ici, commence en 2002, avec Adopt-a-vortex. Cette plateforme, est rattachée à l’association Berliner Wetterkarte liée au département de météorologie de l’Université libre de Berlin, soit l’institution chargée depuis une soixantaine d’année de nommer les phénomènes météorologiques d’Europe Centrale. Ce qu’offre Adopt-a-vortex, c’est la possibilité à tout un chacun d’attribuer un nom à un phénomène atmosphérique. Tout le monde peut choisir le nom du prochain phénomène météorologique… Oui même vous ! [À savoir : ce financement est une forme de sponsoring et permet à l’association de financer des programmes scolaires pour les étudiants en météorologie de l’Université berlinoise.]


Les prénoms attribués aux pressions de l’air sont donnés à l’avance et dans l’ordre des demandes. Si aujourd’hui l’envie vous prend de nommer un phénomène atmosphérique, vous n’aurez qu’à simplement remplir un dossier contenant vos coordonnées, choisir un prénom conforme ; un prénom sans caractère spéciale, non-composé, au bon genre selon l’année et le type de phénomène choisi, payer une somme entre 250 et 360 € et attendre votre tour. Les noms étant attribués dans l’ordre alphabétique, un Zakaria à moins de chance qu’un Alain, tout dépendra du nombre de pressions atmosphériques qu’il y aura dans l’année, puisque chaque année recommence à la lettre A.

Ces appellations atmosphériques se font par spéculation et en amont de leur existence, sans connaissance de leur virulence. On ne sait pas dire à l’avance si Valérie sera meurtrière ou non. Et qui voudrait donner son nom à un désastre ? La seule chose dont on est certain, c’est que les phénomènes de basses pressions (les tempêtes) sont plus rares donc plus médiatisées, donc automatiquement plus prisées et plus onéreuses. Au-delà de ce procédé, qui fait de cette procédure un micro-dispositif en soi, il y a l’idée à la fois de genrer un phénomène naturel, de le personnifier, de lui donner une valeur monétaire tout cela en gardant comme objectif l’organisation d’un flux de données.

Dans l’action de nommer, plusieurs choses rentrent en compte. D’abord, il y a un aspect sensible. On ne donne de noms qu’à ce que l’on aime ; une personne, un animal, un objet… C’est peut-être alors, un moyen de se sentir plus proche. Sûrement les personnes qui donnent des noms aux phénomènes atmosphériques sont des passionnés d’intempéries. Seulement, cette sensibilité ne semble pas s’arrêter à un lien nommé-nommeur. Elle donne aussi un corps sensible à ce qui est désigné, qu’il soit vivant ou non. La tempête Alex, nous aurait-elle paru aussi violente et dévastatrice qu’annoncé si elle s’était appelée « 15 034 catégorie A » ? En aurait-on autant entendu parler ? En réalité, on peut se demander si le fait de personnifier une tempête, permet de mieux sensibiliser, tant au sens figuratif qu’au sens propre. Le fait qu’il s’agisse d’un corps sensible auquel on attribue des qualités humaines, agit sur la perception du danger, et nous semble ainsi moins éloigné de nous, plus considérable. Ensuite, il y a peut-être aussi, dans l’acte de nommer, une idée de domination/d’appropriation, comme une manière d’apposer sa marque, son territoire et de reprendre le contrôle. Une façon de réclamer une propriété et de la rendre légitime. Donner un nom, c’est choisir une forme de conséquence, de détermination, voire si on reprend l’idée de certains, de forger un caractère. Cela instaure une certaine forme de filiation que l’on pourrait rapprocher de la parentalité. D’ailleurs, sur la plateforme Adopt-a-Vortex, on n’appelle pas cet acte une appellation, mais bien une adoption. Entre autres choses, le nom qui est choisi par le nommeur est bien souvent son propre nom. Comme l’inventeur qui donne son nom à une découverte, ou le colon à un territoire, le biologiste à une espèce vivante ou l’entrepreneur à une firme…

Après tout cela, que vous reste-t-il ? Un simple ensemble de documents A4 comme trace ; l’Abschlußpaket. Ce dossier permet d’attester de l’adoption et par la même occasion d’ancrer dans le temps un instant météorologique. Il comprend un acte d’adoption avec le nom du phénomène et celui du parent, la biographie de la pression atmosphérique, une carte retraçant le parcours effectué par la masse d’air, des photographies satellitaires ainsi qu’une série de relevés de data. Ces documents retracent les différentes caractéristiques du phénomène, comme les carnets de santé des enfants dans lesquels on consigne soigneusement l’évolution de leurs tailles et de leurs poids. On y trace des courbes de cette évolution, on compile les différents stades de la croissance. De cette même manière que les carnets de santé permettent d’avoir des relevés durant la petite enfance, les documents de l’Abschlußpaket sont des relevés d’un instant T.

C’est tout ce paradoxe d’impact qui est intéressant dans l’idée même de météorologie, comment faire de cette prémonition, cette forme de hasard une pratique de contrôle ? La météorologie est basée sur la prédiction certes, mais en vue d’un meilleur encadrement. Dans un environnement où la majorité de ce qui nous entoure est maîtrisée et sous surveillance comment peut-on encore dépendre de ce mécanisme naturel hasardeux ? Et d’ailleurs, est-il véritablement aléatoire ? Véritablement naturel ?


Abschlußpaket envoyé par voie postale par Konrad Bucher du Berliner Wetterkarte & Institut für Meteorologie der FU Berlin.


Certificat d’adoption du phénomène de basses pression « Louie » contenu dans l’Abschlußpaket.


Carte isobarique et vue satelitaire du parcours de « Louie » contenu dans l’Abschlußpaket.


Relevé de données et évolution de l’intensité et du parcours de « Louie » contenu dans l’Abschlußpaket.

Site web@fontaine.clemence
Happy Hour
15/01/2021
Xavier Antin


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Xavier Antin sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@xavierantin
Photomaton
14/01/2021
Arthur Chaput

Depuis mes 14 ans à peu près j’ai pris pour habitude de me rendre dans un photomaton et de faire une photo d’identité chaque année, que je dispose par la suite sur un mur avec les autres. Ce sont des photos qui m’ont toujours intrigué, qui dégagent selon moi quelque chose de spécial et de tout à fait symbolique.

Pour faire simple, elles mettent tout le monde au même niveau malgré nos différences physiques, dans des conditions peu avantageuses, que ce soit par cet éclairage douteux, le cadrage, la posture que nous devons tenir ou l’expression faciale qui nous est imposée pour que la photo soit conforme et donc acceptée à l’impression. Ce sont des photos qui sont censées nous représenter physiquement mais dans lesquelles peu de gens se reconnaissent, et qui sont généralement reniées par leurs propriétaires. Par ailleurs elles ne sont logiquement pas destinées à être vues, car vouées à des fins purement administratives, nous archivant aux yeux de l’état via le document sur lesquelles elles sont apposées.

Elles sont à la fois personnelles, presque intimes car propres à chacune, et en même temps impersonnelles à cause de leurs destinations administratives. Personne n’est théoriquement censé détenir celle de quelqu’un d’autre, c’est pourquoi je me suis mis pour objectif d’aller demander ces photos auprès d’autres personnes afin d’observer les réactions que cela pourrait susciter. Je les collecte auprès des gens que je connais et/ou que j’ai croisé dans ma vie en général, de près ou de loin, et je commence à m’étendre aux inconnus car le rapport y est encore différent.

Il s’agit avant tout d’un projet personnel, que j’ai par la suite intégré à mon diplôme qui porte sur l’archive et les pratiques iconographiques. À l’issue de celui-ci, elles seront toutes rassemblées et exposées, anonymement et sans aucune autre forme d’information et donneront lieu à une édition les regroupant, ainsi que toutes les anecdotes et réflexions qu’il y a à faire à propos de ces photos. Anecdotes et réflexions – aussi diverses soit-elles – qui me viennent principalement des personnes à qui je demande ces photos. Il est alors très intéressant de constater que malgré les conditions communes que nous avons tous pour réaliser ces photos, elles peuvent être perçues très différemment selon les personnes.

Aussi j’aimerait donc passer un appel à contributions à tous ceux qui voudront bien y répondre et m’aider dans cette collecte ! Je cherche à amasser le maximum de photos d’identité possible et de n’importe qui pourvut qu’elles soient conformes et issues d’un photomaton. Cette dernière doit être intacte, donc non utilisée (les cartes rajoutent des cryptos, filtres colorés et autres effets).

Si vous acceptez de me céder la vôtre, vous pouvez : me la scanner et me l’envoyer par mail sur ArthurChpt@icloud.com, ou encore m’envoyer l’original par voie postale (adresse en MP via mon insta @a__chpt)

Site web@chpt__a
Super réel
13/01/2021
Pauline Sesniac

La fascination pour les poupées découle de la représentation d’un nouveau né déjà mort. Le bébé est un paradoxe bizarre, et ses représentations transposent cet être fragile en nature morte.
Le caractère anthropomorphe de la poupée incarne l’idée d’une création négative ou hyper-réelle. Avatar réel, elle identifie les atouts humains et se les approprie de manière absolue.
Marionnettes, poupées en porcelaines, figurines, barbies, poupées russes, bébés reborn, poupées gonflables, cosplay, poupées vaudou,… autant d’exemples qui constituent de véritables copies humaines factices.


Pauline Sesniac, Relique, tête de bébé sur un piédestal, objet 3d, 2020.


Pauline Sesniac, Intérieur, scène 3d, 2019.


Pauline Sesniac, Poupée virtuelle qui dessine, capture d’écran, sims 4, 2019.


Pauline Sesniac, crayon de couleur, 2020.

Site web@pauline.ssnc
Rencontre
12/01/2021
Fangchao Bi

I come from China and I am currently studying Media Art at the Karlsruhe University of Arts and Design. Now focuses on generative art. At the undergraduate level, I mainly studied experimental images. Here I share two works I did during my undergraduate study. It contains my thoughts on life and emotions.

Fangchao Bi, Feuerwerk, 2016.

I have always liked fireworks, I think they have a miserable beauty, lonely and tragic.

Fangchao Bi, Love, 2017.

I have never known what the definition of love is or what form it will exist in. But I think it exists, maybe we are just used to its existence.

@fangchaooooo
Rencontre
11/01/2021
Paulette Odette

Je m’appelle Paulette Odette, je suis designeuse et je travaille par la couleur et la narration autour de la scénographie, le graphisme & l’objet.
J’aime chercher de nouveaux procédés de mise en forme et mixer les médias et les techniques. Je gribouille, assemble, puis teste en volume.


La Cabane est un projet de scénographie et de recherches autour de l’essais sur le Genre du philosophe Claude Esturgie.
Une immersion visuelle et sonore ouvrant un cycle de discussions autour de l’Égalité.


Fêtes, est une production graphique réalisée lors de la Résidence Risotopia. Une recherche autour de la couleur, de la brume et de la transparence. Impression riso, 4 encres 42×29,7cm.


Petit Lu, est un vitrail retraçant l’histoire d’un squat. 20 x 15 cm.


Petit Lu est une illustration retraçant l’histoire d’un squat.


À pic, réalisée dans les Alpes, est une sculpture de neige in-situ. Avec Alexis et Emeryc.

Site web@paulette.odette
Happy Hour
08/01/2021
Virginie Gauthier


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Virginie Gauthier sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@virg_gauthier
Tissage
07/01/2021
Clélia Guy


Clélia Guy, Il suffit d’appuyer sur l’interrupteur, 2020.

Pour faire ce tissage je suis partie d’un dessin que j’avais fait sur mon carnet. Je voulais le faire en tissage noir et blanc parce que pour moi le tissage c’est des pixels, et je voulais faire une image à partir de 1 (noir) et de 0 (blanc), et travailler sur la trame pour faire du gris. Le tissage, parce qu’il est une matière extensible et souple, peut déformer l’image, et c’est un autre parallèle que je fais avec le numérique qui compresse les images. Aussi lorsque je tisse, j’ai l’impression de faire charger lentement une image, je peux pas faire de bonds, il faut qu’elle se déroule du début à la fin, et ce qui est fait ne peut plus être repris, c’est-à-dire qu’on peut ni sauter des étapes pour aller dans le futur, ni revenir dans le passé de ce qu’on a fait.
Avec les trois cases on peut construire une narration, qui a un peu de piment grâce au personnage mystérieux dans le coin. Mais je vois les trois cases comme une dissection d’un geste qui dure une seconde. Et la rapidité du geste qu’on lit contraste avec le temps de la technique du tissage, de même que la modernité du registre numérique contraste avec l’ancienneté du tissage traditionnel.

Site web@cleliaguy
Plex
06/01/2021
Alberto Franco

Tirée à 15 exemplaires, PLEX est ma première édition imprimée en risographie. Dès que ce sera possible, je vais la déposer à la BANQ (Bibliothèque et archives nationales du Québec) et obtenir un ISBN. Avant l’ISBN, avant la mise en vente (et même avant son post Instagram), je vous présente PLEX en exclusivité.

PLEX est la visite d’un appartement entre la construction et l’abandon. Les dessins sont des duplex typiques des années soixante. C’est le type de bâtiment qui domine les quartiers excentrés de la ville de Montréal, des bâtiments un peu méprisés par leur côté kitsch. Tout le contraire des triplex en brique du centre de l’île, dans les anciens quartiers ouvriers, considérés plus charmants.


Alberto Franco, PLEX, imprimée en risographie à l’Atelier Circulaire (@acirculaire), 19cmx13.5cm, 2020.

Ayant étudié en architecture et en cinéma, j’ai finalement décidé de prendre ce que je retiens de ces disciplines et en faire une bande-dessinée : l’histoire de l’architecture de ma ville, le dessin en perspective et les films de la Nouvelle vague.


Duplex blanc à Ville LaSalle

Ces dernières années j’ai travaillé comme coursier à vélo. J’ai passé beaucoup de temps dans les rues et les tours à bureaux, deux de mes sources d’inspiration. Je compte poursuivre le dessin en perspective et aborder l’architecture et l’urbanisme dans mes œuvres.


Triplex en brique du Plateau-Mont-Royal

Je vis et travaille à Montréal.
Pour l’instant, je finis mon BFA en Print Media à l’Université Concordia.

@___talerbo_50000
Artefact
05/01/2021
Eva Prusiewicz

Eva Prusiewicz, Artefact, 2020.

Je travaille chacune de mes compositions, je les défigure mentalement, je les replace, je les assemble ou les sépare, mais surtout je joue avec les couleurs. Elles sont essentielles dans ma pratique. Je trouve qu’elles ont une force intuitive, qu’elles soient seules avec leur propre vérité ou alliées à d’autres où elles dialoguent et donnent une autre version d’elles-mêmes. Je pense chaque forme et puis je les dé-pense. Je les rend instinctives mais le sont-elles vraiment ?
Je les fais et les refais jusqu’à ce que ce soit trop et alors je les défais. Je travaille mon abstraction, par les outils, les compositions sans cesse remodelées, les essais infinis et la boulimie d’images qui me passent sous les yeux. C’est un exercice de patience mais aussi de rapidité.

Site web@eva.prusiewicz
Rencontre
04/01/2021
Christine4ever andever

C’est après m’être retrouvée pour la 19000800 fois sur mon canapé à chialer toutes les larmes de mon corps que je me suis posée cette question: Suis-je vraiment féministe? Comment je peux dire l’être?Je suis hétéro, en tout cas jusqu’à maintenant j’ai toujours plus désirée les hommes, même si cela fait environ 7 ans que je pratique le même «mâle» avec quelques coupures d’extra. Comment j’en suis arrivée à ça?
7 ans de vie de merde avec un mec qui tous les 3 mois m’éjecte ou me signifie une éjection en approche.
Moi qui me dit féministe, qui suis celle aux yeux de ma famille qui montre sa chatte et qui ne s’épile pas, moi qui suis censée montrer l’exemple en tant que femme, qui fait croire qu’elle ne se laissera pas marcher sur les pieds, que je les emmerde ! Comment je me suis retrouvée face à moi même 6 pieds dans le vide à cause d’une histoire d’amour?

Chéri, pourquoi? vidéo, 3’11, 2020
christine4everandever est au fond, le coeur gros comme un ballon. Il l’a quitté, largué pourtant elle lui avait tout donné.
Phase 1 du deuil: la dévastation

J’me suis faite larguée. Vidéo, 2’31
Christine4everandever se réveille,ça fait mal. Mais elle est forte, elle l’emmerde.
Phase 2 du deuil: le sevrage et l’intériorisation

Ciao,ciao. Vidéo, 2’46
Christine4everandever en a ras-le cul, c’est toujours les mêmes… Pas besoin d’eux, toute seule c’est bien aussi.
Phase 3 du deuil: la rage et le relèvement.

Ce tryptique de vidéo aborde un sujet qui m’intéresse particulièrement, celui de l’amour.
Ce sujet est pour moi fondamentale, car il l’est l’un des premieer apprentissage de la vie; quand on est une femme il faut rencontrer son prince charmant, être sentimentale, rester à la maison, adorer faire du shopping et dépenser tout le fric de son mari, être forcèment hétéro, avoir une cargaison de gosses, aimer par dessus tout la levrette et faire la lessive, des jolies choses…
Tout ça part de-là, du fait que j’ai grandi, que la société qui m’entoure ne me convient pas et qu’elle ne convient plus à beaucoup d’autres femmes.
Ces enregistrements musicaux sont un témoignage du sexisme systémique présent dans les couples hétérosexuels.

*Étudiante à L’EnsaD Nancy,ma véritable identité est Léa Cammarata. Je travaille notamment sur des questions féministes en mettant en lumière les clichés qui nous sont associées. C’est à travers mon personnage Christine4everanever que j’utilise de façon burlesque et grotesque que je parle d’amour, de pleurs, de Britney, de travail, de légitimité….

Site web@lcmrt
Happy Hour
01/01/2021
Io Papadatos


Io vous donne la force pour bien débuter l’année en musique avec la playlist POWERFUL !

Merci infiniment à tous·tes pour votre engouement et votre participation à Éphéméride.fun !
Ce premier mois en votre compagnie était super fun. On espère vous retrouver en 2021 sur le journal et lors des Happy Hours, on vous a préparé pleins de surprises.

Belle année et bonne santé !

Site web@ioooooo_p
Rencontre
31/12/2020
Margot Sayn

Étudiante en Design Graphique à l’EESAB de Rennes. J’ai réalisé une série de 10 dessins impliquant le pli, le corps humain et le jeu d’ombre.

Comment le corps humain peut devenir loufoque?


Margot Sayn, crayons de couleur, 50 x 65 cm, 2020.

La loufoquerie est évoquée par le geste du pliage qui joue un rôle fondamental en déstructurant le corps devenant abstrait par le suite.

@snmargot
Re-fête
30/12/2020
Chloé André

Chloé André, Re-fête, 2020.

Je crois que ces photos sont un moyen de rencontre. Le partage d’un moment, d’une musique. Un prétexte pour refaire la fête, la java, la chouille, la fiesta.
Entre rêve et réalité. Retranscrire un moment d’extase, hors de nous-même, nous permettant de nous introduire dans une fête.

Voir la solitude d’un autre angle, la solitude heureuse et voulue.
J’ai voulu faire des images musicales, pour nous replonger le temps de quelques instants dans cette “trans-musicale”.

Ressentez-vous la musique? Avez vous envie de danser?

J’ai ce style de photos car je veux donner le sourire.
Fais moi plaisir, souris.

Photos@coesamuse_
Balade
29/12/2020
Sarah Melen

Usure du passage humain.

Usure du passage du temps.

Le réservoir raconte une histoire.

Rendre compte de l’expérience,

Retracer les lignes des déplacements des corps en mouvements dans l’espace.

Reproduire synthétiquement l’érosion des formes créées par les différents passages.

Ici l’enduit fait office de sol et le métal office de corps en mouvement.


Sarah Melen, projection me(n)tal, installation située à l’entrée d’un ancien réservoir d’eau de la ville de Toulouse, 2020.

“texte prétexte à la déambulation me(n)tal.

J’arrive en bas de la rue Garrigou. C’est une petite impasse assez coloré et calme. Le Réservoir se situe tout en haut. Lorsque l’on commence l’ascension de la rue, on se rend compte que quelques maisons recouvertes de lières commencent à faire irruption entre les immeubles majoritaires jusqu’à la.

La rue étant relativement courte, on arrive assez rapidement au bâtiment en question: Le Réservoir. L’entrée, d’extérieur,  ressemble à un simple garage. Une grande et épaisse porte métallique verte me surplombe, béante sur la première salle du lieu. La pièce est assez spacieuse: en forme de L blanc avec de la toiture en charpente marron foncé. La pièce est plus longue que large sauf au début de la pièce; en bas du L. J’avance à l’intérieur de la pièce, sur ma gauche le long de la pièce sont répartis trois rectangles blancs plus ou moins à égal distances les uns des autres. Au fond de la pièce, une petite porte sur ma droite me permet d’accéder à la deuxième salle. Celle-ci a des murs décrépis, à certains endroits des morceaux entiers de murs jonchent le sol. La porte que je viens de traverser se trouve dans un renfoncement sur le bas à droite de la pièce carré aux murs d’un vert émeraude vieilli dans laquelle je viens d’entrer. Un escalier en métal usé vient épouser la salle dans le même état tout le long gauche de la pièce et mène à une porte condamnée plus haute de quelques mètres. Au fond de la pièce, une ouverture nous permet d’arriver dans la troisième salle du lieu. Beaucoup plus basse, le plafond est quadrillé de carreaux en verre très épais et ne doit pas dépasser les deux mètres de hauteur. La pièce est carrée elle aussi et malgré certains défauts et morceaux de métal sortant tout droit des fondations interne au bâtiment, les murs sont assez propre. La porte arrive au milieu de la pièce. Au fond à droite se situe une ouverture qui mène à un escalier qui monte en longeant l’autre côté du mur de droite de la pièce dans laquelle j’étais. Je m’engouffre assez rapidement dans les escaliers. En haut je découvre une pièce très grande tant en superficie qu’en hauteur: un grand rectangle avec certains murs en mosaïque ayant bien vieilli. Au plafond ont peut voir un système assez conséquent de soulevage avec un gros crochet. Les escaliers débouchent à une des extrémités du rectangle, tout au fond, à droite. Sur ma gauche, une autre grande porte métallique se dresse sur la longueur et me permet de me diriger vers la partie extérieur du lieu. une fois la porte dans mon dos je me retrouve au milieu d’une allée qui se termine en cul de sac vers la droite, je me dirige donc vers la gauche sur quelques mètres. Une fois arrivé à l’extrémité du bâtiment, je débouche dans un grand rectangle. Il suit la ligne tracée par les bâtiments que j’ai traversés. D’abord sur ma droite ou le rectangle est délimité d’abord par le mur du fond de la salle que je viens de quitter. La largeur droite du rectangle est constituée du mur de la deuxième salle, la porte condamnée s’y trouve au milieu. en face de moi, un mur, à gauche, une montée qui mène à un portail, dans la rue d’après.”

Le réservoir raconte une histoire. Il raconte une histoire qui va bientôt prendre fin dû à la future destruction du bâtiment. En partant de ce principe j’ai écrit un texte descriptif du lieu que j’ai nommé “texte prétexte à la déambulation me(n)tal”. Il est question d’une description du lieu dans laquelle je déambule. J’ai ensuite fait lire le texte à plusieurs personnes n’ayant jamais vu le réservoir leur demandant de tracer mon déplacement dans l’espace d’après le texte. Une fois ma banque de données complète je me suis inspiré des résultats de dessins ainsi que des plans originaux de la structure du bâtiment pour produire une forme en métal. La forme ainsi produite et suspendue en l’air va venir produire des ombres sur les murs du réservoir. Ces formes projetées seront ensuite gravées dans un enduit préalablement posé sur le mur. Le module métallique serait immobile et resterait accroché dans l’espace d’exposition dans la mesure du possible.

Le réservoir qui est un lieu qui se dégrade de plus en plus et n’est pas réellement entretenu au fils des années dû à sa prochaine destruction. J’aimerais pouvoir mettre en avant ces particularités du bâtiment et les mettre en confrontation. Travailler sur des plans fictifs ou réels et sur l’usure d’un bâtiment ainsi comment le rendre compte.
@melensarah
Réplique !
28/12/2020
Mathilde Robert

Que reste-t-il d’une œuvre lorsqu’elle disparaît, lorsque nous ne pouvons plus l’inonder de nos regards ?
Lorsqu’elle disparaît de manière subite de son espace.
Et si ce moment précis, celui de sa disparition, n’était en réalité, que le moment où elle prenait vie.


Jean Honore Fragonard, Le-Rocher, vers 1780.


Mathilde Robert, Basiques Instructions d’une œuvre prenant vie, 2020.


Mathilde Robert, Basiques Instructions d’une œuvre prenant vie, 2020.


Mathilde Robert, Feuille plâtrée, 2020.

Étudiante aux Beaux-Arts de Lyon en design graphique, je m’intéresse à la notion du temps.
Du temps passé, présent et futur mais m’interroge également sur des notions d’absence et de présence. Au travers du projet Réplique, je me suis questionnée sur le devenir d’une œuvre, lorsqu’elle disparaît de son espace d’exposition de manière éphémère, en imaginant qu’au moment précis où les agents la déplace, un détail se décroche du tableau, laissant l’œuvre prendre vie.

Site web@mathiilde.rbt
Happy Hour
25/12/2020
Santa Closed

Lecture
24/12/2020
Alexandru Balgiu

Pages d’écoute les leporellos d’Etel — lecture du texte “L’écriture et le dessin ne faisant qu’un” d’Etel Adnan, traduit de l’anglais par Patrice Cotensin, lu par Alexandru Balgiu


Page de (re)garde les leporellos d’Etel — photographie de l’ouvrage “Etel Adnan, Leporellos”, Paris : Galerie Lelong & Co, 2019.


Page de (re)garde les leporellos d’Etel — photographie de l’ouvrage “Etel Adnan, Leporellos”, Paris : Galerie Lelong & Co, 2019.

Site web@designingwriting
Frontière
23/12/2020
Julie Annezo

Frontière : Limite du territoire d’un État et de l’exercice de la compétence territoriale. Limite séparant deux zones, deux régions caractérisées par des phénomènes physiques ou humains différents. Délimitation, limite entre deux choses différentes. S’emploie en apposition pour indiquer que quelque chose est situé à la frontière.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.

Voici les définitions que l’on peut retrouver dans un dictionnaire pour le mot « frontière », mais comment la reconnaitre physiquement ? Il n’existe pas de lignes, de barrières visibles à l’œil nu pour la signifier. La plupart du temps les paysages ne changent pas d’un côté ou de l’autre de cette délimitation. Nous avons juste l’impression de continuer notre route sans qu’il n’apparaissent de changements notoires. Ces visuels nous questionnent sur la notion même de frontière. Comment l’apercevoir et la différencier du reste du territoire ? Il suffit juste d’assembler plusieurs vues de frontières à travers le monde, d’en gommer les caractéristiques pour se rendre compte qu’elles ne forment plus qu’un. Les frontières ne sont qu’une notion abstraite où chacun peut les modifier à sa guise.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.


Julie Annezo, Border, 4ème année ISBA, 2020.

@julieannezoMail
Rencontre
22/12/2020
Marielle Nils

Les mains s’agitent, les regards sont enthousiastes, les corps en action.
L’énergie qui se déploie dans l’espace est grisante.
Des formes naissent, se construisent et se répondent. Des intuitions se rencontrent. De ces collisions, des signes apparaissent progressivement.
Nos yeux essaient de discerner des formes connues dans chaque élément et finalement, c’est quand les mots se constituent qu’elles prennent sens. Des lettres sortent de l’ombre et découvrent leur personnalité, leur texture et leur matière. Elles sont teintées de nos individualités et pourtant, constituent devant nos yeux un ensemble cohérent.
Dans le foyer du collectif, nous avons créé un caractère.


Norma.tiff, workshop pensé avec Maïween Réthoré et Lucas Pierrot, novembre 2020.


Norma.tiff, avec Maïween Réthoré et Lucas Pierrot, novembre 2020.


Norma.tiff, avec Maïween Réthoré et Lucas Pierrot, novembre 2020.


Caractère Norma.tiff, avec Maïween Réthoré et Lucas Pierrot, novembre 2020.


Workshop pensé avec Piero Belderbos, Luca Reverdit, Roméo Abergel et Pauline Sesniac et Aurane Loury, dans le cadre de Saturday Type Fever II, Karlsruhe, janvier 2020.


Workshop pensé avec Piero Belderbos, Luca Reverdit, Roméo Abergel et Pauline Sesniac et Aurane Loury, dans le cadre de Saturday Type Fever II, Karlsruhe, janvier 2020.


Caractère, workshop pensé avec Piero Belderbos, Luca Reverdit, Roméo Abergel et Pauline Sesniac et Aurane Loury, dans le cadre de Saturday Type Fever II, Karlsruhe, janvier 2020.


Saturday Type Fever (premier du nom) organisé par NoFoundry, janvier 2019.


Édition spécimen présentant le Monsterz, caractère créé à 8 mains avec Piero Belderbos, Luca Reverdit et Aurane Loury pendant le Saturday Type Fever, janvier 2019.


Caractère Monsterz (Piero Belderbos, Luca Reverdit, Aurane Loury), janvier 2019.

@von.nils
Blabla
21/12/2020
Roméo Bisous

Pour ainsi dire, il y a un espace bien trop étendu pour nous.
Cet espace me rend perplexe, par son homogénéité ainsi que par son lissage étonnant.
22 hangars, chacun 6km2, soit environ une petite ville de banlieue. Enfin désormais tout cela semble plus ou moins être poreux, de la frontière entre ville, banlieue, campagne.
Je marche, comme tous les matins, dans le hangar 8, allée D.
Difficile de s’orienter sur ce vaste plateau. Tous les hangars se ressemblent. Je tiens cependant à considérer DC05. C’est le nouveau système utilisé pour garder toutes les limbes à température constante. Il y a en effet, dans chaque allée, de grandes formes semblables à des coffres forts. Ce sont des masses métalliques, au design assez sommaire. Des tôles d’acier de plus de 50 mètres de haut, et qui s’étendent sur des centaines de mètres. Une largeur avoisinant les, probablement, trente mètres. J’entends un constant vrombissement s’échapper de ces formes brutes. Mais quand j’y entre, un certain sentiment d’apaisement, y règne, ou en tout cas un bien-être semblant. Il y a, des sortes d’immenses aquarium a perte de vue. Ce sont des grands rectangles composés de verre teinté de bleu, faisant approximativement 20m2.  À l’intérieur s’y mêle une espèce de liquide aqueux et visqueux, dans une sorte d’agitation constante, un sytème de propulsion volatile contrôle le constant mouvement de cette masse. Le bleu qui s’y dégage semble naturel et renvoie à une masse d’eau mouvementée, voire stagnante.

Je ne me rappelle pas avoir vu d’eau depuis un certain moment. Le temps s’étire, semble profondément malléable depuis un moment. Je n’arrive pas à me souvenir de quand date la dernière fois que j’ai pu apercevoir une manifestation de la nature. J’aimerais bien revoir une forêt. Est-ce qu’il y en a encore ? Y’a-t’il des plages ? Des champs ? De la neige ? Je n’en suis pas si sûr. Cela fait tellement longtemps que je suis ici, je ne compte plus les années. Je suis arrivé un soir froid, plutôt hivernal, peut-être une fin de semaine, en tout cas pas un commencement.
Mais je ne sais pas depuis quand. Est-ce que je le sais ? Notre mémoire est restaurée automatiquement tous les deux ans. Notre puce est devenue notre mémoire de stockage, on ne se souvient plus. On n’y arrive plus. Il y a cependant une possibilité de garder une période de notre existence en mémoire. Trois années peuvent subsister dans notre intellect.
Cette période semble fonctionner comme une carte graphique interne finalement.
Cette brèche, jachère mémorielle, nous permet d’appréhender le monde sensiblement sans nous heurter à des incompréhensions cognitives. Trois années, 1089 jours, c’est le laps de temps qui a été définis par les autorités compétentes pour que notre cerveau puisse comprendre et analyser un environnement sans difficulté. Comment pourrais t’on différencier une terrasse sombre d’un cheval à grandes canines si on en avait jamais vu
Notre vie, nos actions, nos souvenirs, nos pensées, notre envie de manger à l’ombre, tout.
Ces informations prennent une place sensiblement importante dans l’espace-temps.

18h12, plus qu’une heure avant la fin de cette journée profondément commune et semblable à tant d’autres. Cet ensemble d’heures quotidien tasse mon corps puis aplatit mon esprit déjà assez fébrile. Je réalise sur mon avant coude une inscription corporelle, un marquage d’encre spontané. 21/08/38. Cela doit correspondre à une date, je ne sais pas quel jour nous sommes. Je longe mes blocs granit, contourne des portes battantes, aperçois des corps en mouvement, j’allonge le pas. Un panneau et un seul annonce quotidiennement la date du jour. J’avance, à la recherche de cette fameuse indication. Je marche et réalise d’autres inscriptions lacunaires. N’y reste pas. Ne t’y coince pas. Sur le long du bras. Le lieu pesant semble me narguer, tout ce metal froid m’observe, me susurre d’arrêter, me conseil de ne pas regarder. Cependant, je continue, des sensations mémorielles surgissent. Ne reste pas ici, conseil d’un moi à un autre moi. Le panneau, agencement hydraulique concentrique n’est plus loin, je le sais. Je me demande à quoi peut ressembler une vie quand l’on se souvient de tout, à quel point cela peut être pesant, peut-être réjouissant. Comment oublie-t’on ? Que reste-t’il ? Qu’en garde-t’on. Les chiffres se dessinent, sont en constante évolution pour se plier aux aléas temporels. 23/09/68. 30 ans séparent la date que j’ai sur le bras de la date actuelle. Tout semble éclairé, 30 ans de bloc 13°24°19, 30 ans de régulation aqueuse, 30 ans de non existence. J’accuse le coup, contourne une fin saillante, puis continue un chemin que j’oublierai demain.
Ceci, est un bout du texte que j’ai écrit faisant office de texte d’une année situé vers la fin.
Je voulais tout mettre car je l’aime bien et personne l’a lue, mais je me suis dit que j’allais perdre les gens car c’est finalement un peu long. Il y a donc seulement le début et la fin du texte.
Ici, je vais donc essayer de montrer un bout de mon travail ; puis des mes : considérations.
Je me suis demandé si j’allais faire quelque chose de complètement cryptique, de plutôt fan du fun, mais finalement un entre deux semble toujours la bonne solution. Être radical ça peut être bien, mais je préfère essayer d’être un touriste.
L’éducation qu’on nous délivre dans nos sections design graphique en école d’art nous pousse toujours à problématiser nos sujets, approfondir nos thématiques, trouver le saint Graal, la problématique de projet, notre angle d’attaque, notre cheval. De bataille. Cet effort est bénéfique pour certain, car ils trouvent un sujet assez large pour ratisser (large), mais parfois ça nous pousse à s’enfermer dans une problématique qui nous touche pas tant que ça, mais qui nous rassure, car on arrive à trouver une cohérence globale. On arrive à quelque chose de plus homogène, mais on expérimente moins, on s’amuse moins, alors que la base de tout c’est le plaisir finalement, l’ego trip. Le « frisson de l’amateur » est quelque chose que j’essaye tout le temps de retrouver pour ne pas tomber dans une routine convenue de ce que je sais faire, en tout cas, j’aimerais bien y arriver. Donc je sais pas vraiment sur quoi se porte mon travail, mais voilà des images de choses que j’ai faites :


Une vidéo où je classe des souvenirs


Un livre où deux typos tombent amoureuses


Un tandem marrant (je l’ai même pas dessiner je l’ai juste liquid designé)


Une vidéo d’une étrange rituel


Une affiche pour une communauté assez restrictive ma foi


Une affiche pour une fête qui avait l’air bien ma foi


Des propositions de tatou (dm @romeo.comtatou stp)


De la trame, en veux tu, en voilà


Un bout d’un livre qui parle de bouffe


Un bout d’un livre sur le graffiti

Merci à la blatte, la tarentule, la terrasse chaufée (il a plus d’un surnom à son actif) pour l’invitation. J’aimerais avoir 1% de sa confiance en lui, cependant il n’en est rien.

Site web@romeo.comtatou (dm pour un tatou)
Happy Hour
18/12/2020
Jean-Philippe Bretin


Retrouve le replay de cette Happy Hour en compagnie de Jean-Philippe Bretin sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@jeanphilippebretin
Rencontre
17/12/2020
Juliette Léna Hager Piedagnel

Faire l’expérience de la déréalisation, se déconnecter de la réalité et flotter en marge de celle-ci.


Juliette Léna Hager Piedagnel, Barrière ornementale 2, huile sur toile, 60×80, 2020.

Cela fait un moment que je me trouve préoccupée par l’expérience de la déréalisation, laquelle se trouve être le noyau de mon travail. Je tente de mettre en parallèle la réalité et une simulation de celle-ci, un double jeu entre la rêverie et l’expérience réelle, entre la représentation et la réalité tangible s’affrontant sur un même terrain. Il s’agirait de s’approcher délicatement de la manière dont les choses s’animent et transportent leurs sensations et essences particulières, les rejouant par la suite en transférant leur matérialité dans une dimension autre afin qu’elles incarnent une réalité autre. Les objets que je crée existent de manière autonome mais sont idéalement voués à se rejoindre pour performer et s’activer ensemble sous forme d’installations. De cette manière, les objets interagissent entre eux et viennent raconter des histoires ensembles, déployer un paysage. Je compare la réalité à une scène de théâtre et y extrait ses composantes brutes telles que la maison, le paysage, certains objets spécifiques comme les outils, grâce auxquels je retranscris une copie superficielle du réel. C’est à travers cet acharnement obsessionnel vis-à-vis de certains objets que naît leur déformation, la perte du sentiment de réalité qu’ils transportent, leur déréalisation.


Juliette Léna Hager Piedagnel, Barrière décorative, tissus, rembourrage, 2020.


Juliette Léna Hager Piedagnel, Hache, latex, 2020.


Juliette Léna Hager Piedagnel, Images échantillons d’un projet en cours autour de la maison, latex, photographies, fil à coudre, colle et pigments, 2020.


Juliette Léna Hager Piedagnel, Jardin en construction, installation, photographie imprimée sur lin, fausse pelouse, pierre, fausses fleurs, briques, peinture et tissus sur fil, pinces à linge, 2019.

Site web@cursed_juliet
Rencontre
16/12/2020
Simon Dureux


Simon Dureux, Carnet Grenier, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.


Simon Dureux, Carnet, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.


Simon Dureux, Parc Micaud, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.

J’ai accroché mon manteau
Il a gouté sur le parquet
Les lumières se sont éteintes dans la cour.
Sauf celle de la voisine
Après dix sept heures
on pouvait voir les coursives prendre une teinte orange
Les murs buvait le ciel bleu de la journée
Pour le vomir assombrit.

« Le ciel était clair »
« Pourquoi tu es mouillé »

J’ai mangé la musique,
Vu les odeurs du parcs,
Touché les lumières qui se reflètent dans le fleuve
Senti la tristesse du vieux monsieur
Et entendu son amour pour ce pauvre pigeon
Alors,
Les couleurs ne prenait plus le temps d’arriver à mes yeux.
Les yeux prenait les couleurs en calculant le temps précisément
Tellement précisément qu’au fond de ce temps
J’ai vraiment regardé


Simon Dureux, La Chambre, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.


Simon Dureux, Carnet, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.


Simon Dureux, Carnet, Crayon de couleurs et mine de plomb, 2020.

Site web@loubardinho
Super-Méta
15/12/2020
Gaston Bideau

Dans les vastes étendues d’eau, en surface comme en profondeur, les mystiques siphonophores flottent avec légèreté. Super-organismes, ils sont des colonies regroupant des millions de polypes, petits animaux, formant des créatures uniques à l’allure surréaliste. Leurs formes envoûtantes sont comme des organes en apesanteur, dépourvus de chairs protectrices. Flotteurs, filaments, tentacules, charpies organiques se mêlent fragilemment sous l’étendard d’une palette chromatique vive. Comment ces mêmes polypes assemblés entre eux peuvent-ils créer des formes physiques si mystérieuses et différentes entre chaque espèce de siphonophores ? Ces petits animaux qui s’assemblent pour en former un unique me passionnent, cependant, ils sont trop loin, trop profonds, trop rares pour que je puisse les voir. Alors je les imagine, puisque leurs formes abstraites permettent d’atteindre une spéculation qui ne quitterait pas le réel, tout en permettant une pointe d’onirisme. À force de les imaginer, je me lie à eux. Pourquoi moi, méta-organisme, ne pourrais-je pas me joindre à cet amas d’organismes groupés ? Ainsi naissent dans mon imaginaire les super-méta-organismes, siphonophores chimériques. Du genre humain, je ne garde pas tout, seulement peut-être des mains manipulatrices d’objets… Ces nouveaux êtres vivants prennent graphiquement vie, numériquement et plastiquemment. Ces siphonophores, je ne peux les voir. Il me reste alors à les deviner.


Gaston-Bideau, Super-Méta, 2020.


Gaston Bideau, Recherches, Dessins au feutre fin et montage photo, 2020.


Gaston Bideau, Recherche, Montage à partir de photographies de Siphonophores, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophorae, Feutre, 210 x 297mm, 2020.


Gaston Bideau, Super-Méta-Organisme 1, 189 x 247mm, Stylo bille, 2020.


Gaston Bideau, Super-Méta-Organisme 2, 189 x 247mm, Stylo bille, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophore B, 120 x 170mm Critérium, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophore A, 160 x 170mm, Critérium, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophore C, 60 x 180mm, Critérium, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophore D, 130 x 190mm, Critérium, 2020.


Gaston Bideau, Siphonophore E, 180 x 190mm, Critérium, 2020.


Gaston Bideau, Super-Méta-Organisme 1.2, 304 x 455mm, Huile sur carton épais, en cours, 2020.

Ce projet est toujours en cours de développement.

Site web@rabattre
Portfolio
14/12/2020
Océane Muller

Little wanderer, hie thee home !

Étudiante en communication à l’Ensad Nancy, ma pratique se situe entre le graphisme et l’illustration, je puise mes inspirations dans les poèmes, légendes ou contes, cherche à exprimer le fantasme du fantastique. De plus en plus je situe ma recherche sur l’idée d’une narration graphique basée sur l’adaptation de romans, pièces de théâtre ou parfois de musiques.

J’essaie de placer l’image au centre de ma pratique en constituant des narrations silencieuses et centrées sur la décomposition d’un mouvement: d’une action avec sans ou peu texte.

Bon voyage.


Océane Muller, A Mid Summer Night’s Dream, lettrage, 2020.


Océane Muller, A Mid Summer Night’s Dream, couverture de l’adaptation, 2020.


Océane Muller, A Mid Summer Night’s Dream, adaptation, 2020.


Océane Muller, Khaden, bande-dessiné, 2020.


Océane Muller, Sans titre, 2020.


Océane Muller, participation à l’édition Musiques et Soins, 2020.


Océane Muller, typographie Neuf Modules, 2020.


Océane Muller, recherche pour le visuel d’accueil d’éphéméride.fun, 2020.


Océane Muller, Virtual cathédrale, 2020.

Site web@ortie_rouge
Happy Hour
11/12/2020
Pierre Vanni


Retrouves le replay de cette Happy Hour en compagnie de Pierre Vanni sur le insta d’Éphéméride.fun

Site web@pierre_vanni
Rencontre
10/12/2020
The Bookworm


Mila Landreau, BOOKWARM BOOKSBOX, 2020.

— Bonjour !

— Hey, juste deux secondes je finis ma phrase… « Harry blablabla mmmmhh il prend le… blabla blabla il ne se relève pas Harry est mort ! »

   Hey désolé merci d’avoir patienté..  Enchanté lecteur d’éphéméride. 

— Comment décririez-vous votre philosophie de vie ? 

—    Je n’ai qu’une philosophie
     Être acceptée comme je suis
     Malgré tout ce qu’on me dit
    Je reste le poing levé
     Pour le meilleur comme le pire
     Je suis métisse mais pas martyre
    J’avance le cœur léger
    Mais toujours le poing levé
    ….
   Hahaha

— Hahah…

— Non je rigole!  Moi je suis un gros lecteur, un gourmand d’histoire, un passionné d’aventure, un épris de fiction, un assoiffé de connaissance. bref… J’aaaaaaadore lire !! C’est pas juste c’est une passion comme ça pour faire genre …  Je mange : je lis. Je dors : je lis. Je suis avec mes amis : je lis.C’est ma philosophie de vie. 

— D’où vient votre surnom ? 

— Ici où j’habite les gens on commencé à m’appeler « the book worm » parce que je suis un asticot et parce que j’ai toujours un livre à la main. Tellement tout le monde m’appelle comme ça c’est carrément devenu une expression locale.  Ça équivoque un peu à votre expression « être un rat de bibliothèque », but in a cool way.

— Récemment vous vous êtes fait connaître pour une de vos inventions ? Vous pouvez nous en parler ?

— Ya pas longtemps j’ai déménagé. J’suis passé d’une ville où tu te déplace en métro à une ville ou tu fais tout à vélo. Plutôt cool ! mais… le problème c’est que dans le métro tu peux lire tranquille alors que la 30min de vélo ! mais c’est juste l’ennuie total en fait. je fais comment moi ? Bon bin du coup j’ai dû trouver une solution. J’ai demandé à une amie de me construire une mini bibliothèque à fixer sur mon vélo avec une mini table pour que je puisse poser mon livre sur mon guidon.
Et voilà le résultat !!! Cannons non ? Et super pratique.

— Comment s’appelle cet objet. 

— On a appelé le dispositif: «  the book Box for all the book worm ». J’aime bien le logo, vous avez vu c’est écrit book et en même temps c’est le dessin du vélo avec la box.. Rooh mais j’suis bête vous aviez déjà dû le remarquer.

— Comment votre invention qui était à la base un besoin personnel est devenue si connue de tous. 

— J’ai commencé à me balader dans la rue et les gens sont devenus complètement fan, j’ai même découvert qu’il y avait des vidéos sur internet de gens qui se revendiquent « book warm. » Je suis super content que ma philosophie de vie inspire d’autres gens et qu’on puisse la partager tous ensemble. 

— Vous avez ouvert un site internet ou l’on peut acheter ces box. Que trouve-t-on aussi sur ce site ? 

— Et bien en plus de la box vous pouvez acheter des portes-clefs, des décorations de vélo, des sacs, mais aussi des protégés . Pour avoir expérimenté beaucoup la lecture tout terrain, il vaut mieux être bien protégé. Haha

— ahana… Des projets pour l’avenir ? 

— Eh bien oui c’est une exclusivité je suis fière d’annoncer l’ouverture de la maison d’édition consacrée à la lecture à vélo.  

— Merci 

— Merci à vous de lire plein de belles choses sur éphéméride. 


Mila Landreau, Bookworm, logo, 2020.


Mila Landreau, Bookworm, porte-clés, 2020.


Mila Landreau, Bookworm, affiche, 2020.


Mila Landreau, Bookworm, sac, 2020.


Mila Landreau, Bookworm, vélo, 2020.


Mila Landreau, Bookworm, vélo, 2020.

@mila.lepetitclub
Rencontre
09/12/2020
Io Papadatos

Hello !
*
Lionel Richie – Hello (Official Music Video)
*
Étudiante en Communication aux Beaux-Arts de Nancy, je gravite autour de la musique et la vidéo, deux domaines qui m’animent au quotidien. Actuellement en 5ème année, mon mémoire s’intéresse aux séquences musicales dans le cinéma proches du clip vidéo, se distinguant par l’usage de musiques pré-existantes. Nombreux sont les réalisateurs ayant recours à cette pratique afin d’éveiller émotionnellement l’inconscient de son public. Ces morceaux souvent connus, font appel au vécu, personnel ou collectif et représentent une culture souvent liée au film.
À travers ces 3 vidéos, je tente d’expérimenter l’effet que peut procurer la reprise de chansons existantes, ancrées dans notre inconscient, lorsqu’elles sont placées dans un tout autre contexte.

Voici les 3 musiques originales reprises ici:
*
Lovin’ You
Haddaway – What Is Love [Official]
björk : venus as a boy [surrounded]
*


Io Papadatos, THE SUN IS WAITING FOR THE MOON, avril 2020.


Io Papadatos, WHAT IS LOVE, mai 2020.


Io Papadatos, FROM VENUS WITH LOVE, novembre 2020. Vidéo réalisée dans le cadre de l’exposition Planète Liquide (novembre 2020, annulée) organisée par le collectif Méduse (mené par Élise Deubel et Garance Henry).

Viméo@ioooooo_pMail
Recette
08/12/2020
Jules Durand

Pourquoi parler typo quand on peut parler pita ?

 

J’ai fait un stage de DNSEP à Athènes, dans la fonderie Parachute, ce fut un beau moment qui a duré 4 mois. En Grèce le gyros est une religion culinaire, le fast-food efficace et bon marché par excellence. On trouve des restaurants proposant un gyros différent dans chaque rues de la ville, voire du pays. La variété de manières de faire est un exemple probant de la richesse de ce plat. Les multiples possibilités et combinaisons m’ont lancé dans un voyage culinaire. Les 3 premiers mois, j’en ai mangé un par jour (au minimum) parfois midi et soir, parfois même un troisième en after, définitivement le meilleur. Le 4ème mois j’avais fait le tour des restaurants et établi un schéma complet de la ville en fonction de ces lieux de culte culinaire.


Jules Durand, A Tale Of Type.

Une manière simple de reproduire soi-même le pain pita — élément essentiel du gyros — est la suivante :


Jules Durand, Liquid, travail rejeté.

— Mettre 500g de farine + une pincée de sel dans une jatte.


Jules Durand, Tara, travail rejeté.

— Mélanger un petit peu d’eau tiède avec de la levure de boulanger.


Jules Durand, Ligature, travail en cours.

— Malaxer, un doigt peu suffire à former une boule compacte.


Jules Durand, Astro, travail en cours.

—Si le mélange est trop collant, rajouter un peu de farine, si au contraire le mélange est trop sec, rajouter quelques gouttes d’eau.


Jules Durand, LCF3, travail rejeté.


Jules Durand, Liquidity, travail rejeté.

— Il faut constituer une boule de pâte puis poser un torchon propre sur la jatte et laisser reposer la pâte 1 heure (si possible dans un endroit tiède).


Jules Durand, HawkerS, travail rejeté.

— Sur un plan de travail, mettre un peu de farine puis y disposer la pâte. La malaxer longuement de manière à ce que celle-ci devienne très souple.


Jules Durand, Jerico, travail rejeté.


Jules Durand, AWBF, travail rejeté.

— La séparer en 5 portions égales, puis aplanir chaque portions en petits disques de quelques millimètres d’épaisseur (penser à bien fariner le plan de travail afin que les pitas ne collent pas).


Jules Durand, Tengwar, travail en cours.

— Chauffer une poêle avec un filet d’huile d’olive, puis faire cuire chaque pitas 1 à 2 minutes de chaque côtés dans la poêle.


Jules Durand, Narthex, travail en cours.

— Ensuite on peut garnir les pitas avec de la féta et des petits légumes (tomates, concombre, poivron, oignons) ou avec des boulettes de viande et les rouler.


Jules Durand, Spécimen, travail en cours.


Jules Durand, Spécimen, travail en cours.

— Se déguste aussi bien froid que chaud.


Jules Durand, Spécimen, travail en cours.


Jules Durand, Spécimen, travail en cours.

En conclusion, ce savant mélange de farine et d’eau requiert un acharnement et une persévérance dans sa réalisation, le résultat peut légèrement varier d’un jour à l’autre, en fonction de la température, ou de votre tempérament. Mais ce délicieux pain ne peut pas être raté si vous respectez à la lettre chaque étapes.


Jules Durand, Chart, travail en cours.


Jules Durand, Draw, travail en cours.

Une fois à l’aise avec cette préparation de base, vous pourrez innover et expérimenter, en ajoutant du piment d’Espelette ou des herbes et condiments dans la pâte, ou bien encore en customisant le contenu du gyros à l’infini. Il en va de même pour le dessin de caractères.


Jules Durand, Jou, travail en cours.

Bon appétit !

Site web@lazy_dog.ttf
Rencontre
07/12/2020
Emma Joly

Je suis diplômée des beaux arts de Lyon (DNA design graphique, juin 2020)
Ma pratique de l’écriture visuelle et textuelle se veut curieuse.. mouvante
Pas bavarde.
La prise de note quotidienne me permet de décomplexer mon envie d’écrire depuis mon passage aux beaux-arts. Et encore aujourd’hui.
Je prends des notes dans mon téléphone, sur un carnet, dans mon ordinateur
Mes notes font mémoire.. acte de témoignage de mon temps.. de mon rapport entre environnement et pensée. Ce sont des listes de mots, des phrases brèves, des photos………
L’accumulation, le montage de ces matières, construisent une densité, un paysage narratif à travers un spectre temporel + ou – large. Elles verbalisent un état d’âme sur l’instant, une perception, un souvenir qui fait surface.

Cette pratique reste néanmoins personnelle et bribesque et ne fais pas (encore) l’objet d’un projet global.


Emma Joly, Good Girl, 2020.

Site web@emmajlyoMail
Portfolio
04/12/2020
Juliette Lefèvre


Juliette Lefèvre, 2020.


Juliette Lefèvre, 2020.


Juliette Lefèvre, 2020.


Juliette Lefèvre, 2020.

« Ceci n’est pas vraiment une présentation, ni même une introduction, il semblerait que ce soit simplement de l’image avec ou sans parole, de l’image qui s’illustre par sa simple présence. Ces images sont des « Superphoenix » dans des contextes de créations malléables. Peut-être même que l’attirail photographique est «une œuvre de fiction» elle même, produite par deux mains et pratiqué par un cerveau. Elles se posent la question du virtuel, du réel, de l’ambiguïté, de la cachette, de l’agressivité, du minéral, du spatial, du sublime, du terne, de la narration et du ‘pourquoi pas’. Avec liberté de visions et d’interprétation, Juliette Lefèvre, étudiante en Master Communication à l’ENSAD Nancy»


Juliette Lefèvre, Les mains noires, 15h13, (heure de pause des travailleurs dans les mines de charbons en Lorraine.), 2020.


Juliette Lefèvre, Les mains noires, 15h13, 2020.


Juliette Lefèvre, Les mains noires, 15h13, 2020.


Juliette Lefèvre, Série Pablo, spray reflechissant + flash, 2020.

Site web@juliette.jpeg
Rencontre
03/12/2020
Victoire Bondoux

Étudiante en Design Graphique aux beaux arts de Lyon, j’ai un fort attrait pour la production d’images. J’aime questionner les relations entre machines, outils, et visuel ainsi que la notion de reproductibilité de l’image.


Victoire Bondoux, poster réalisé dans le cadre d’un workshop avec The Serving Library, novembre 2020.

À partir de quel moment peut-on considérer que la machine devient auteur de l’œuvre ? J’aime beaucoup ce texte de Walter Benjamin qui se nomme « L’oeuvre d’art à l’heure de sa reproductibilité numérique ». Vous noterez que j’évoque le numérique à l’endroit où Benjamin cite, normalement, la technique. Cependant, l’un ne va pas sans l’autre, puisque la notion de numérisation arrive grâce à la technique et à son progrès. Mais peut-on réellement parler de progrès ? L’image s’industrialise à travers le numérique, ce qui fait d’elle une image infiniment reproductible. La crédibilité de l’image est remise en question suite aux progrès techniques. Le numérique est la solution qui dissout toute unicité ou reproductibilité, elle incarne les deux à la fois. Nous ne pensons l’image qu’une seule fois, mais nous la produisons innombrablement.

Cette vidéo à été réalisée en Novembre 2020 dans le cadre d’un workshop avec The Serving Library. Elle fait office de teaser pour un texte à venir, sur les termes d’unicité et de reproductibilité de l’image.

Site web
Portfolio
02/12/2020
Rania Esstafa

En année 4 communication à l’Ensad Nancy, je lie mes influences du camp rétro-glamour à ma pratique du dessin à « l’aérographe digital » pour réaliser des images fantasmatiques et oniriques. Je questionne l’identité du genre et la féminité à travers les personnages que je réalise, ceux-ci toujours placés dans un univers qui rappelle un instant passé.


Rania Esstafa, Electric Heart, 2020. Hommage à une certaine paire de Stripper Heels, découverte et trouvée en friperie.

Figer des éléments du réel dans cet univers là comme pour se remémorer un souvenir, illustrer une mélancolie ou pour esthétiser une excentricité.


Rania Esstafa, Lustre, 2020. Un souvenir d’enfance (dramatisé).

Pour ce visuel, j’ai voulu composer une image reprenant des éléments du luxe, de l’excès et du kitsch : ici, le lévrier afghan avec son long doux poil soyeux et caractéristique.


Rania Esstafa, Levrier Afghan, 2020.

https://raniaesstafa.com